
Le mot de la fin
Avignon durant le Festival est une ville étonnante. Vous comptiez choisir quelques-uns des 700 spectacles proposés ? Mais le spectacle est dans la rue !
Non, il ne s'agit pas d'évoquer ici les spectacles " in " ou " off " Avignon baigne, comme partout ailleurs, du spectacle de la vie. Acteurs de nos existences, nous déambulons de ruelles en théâtres, en quête d'une pièce qui puisse nous contenter, nous faire rêver. Alors que nous sommes acteurs sur la plus grande scène imaginable : le monde.
Que ce soient les familles en balade, les acteurs qui vous aguichent, le photographe dont le regard méridional est filtré par un objectif, tous jouent un rôle, improvisent la chorégraphie de la rue, rient, s'étonnent, ignorent, pleurent (pourquoi pas ). En Avignon comme ailleurs se jouent joies et drames contemporains. En Avignon vit la vie. C'est à la fois banal et fascinant. Banal, parce que l'on retrouve tout cela chez soi. Fascinant, parce que venu pour voir du spectacle, mon il s'ouvre davantage aux choses de la vie, aux scènes de la rue. Acteur, je suis aussi observateur, maître des lumières quand je décide d'orienter le projecteur sur telle scène et tels individus. Je fais partie d'un spectacle continu, riche de gens qui entrent et qui sortent de l'estrade citadine où se vivent et se jouent tant d'existences, tant de rôles, burlesques ou misérables, drôles ou tristes. Mais il n'y a jamais de rôle insignifiant, tant que même un seul regard sera posé sur lui pour s'en émerveiller
Cédric Faure