Pâques 2002 aux Châteaux.
"Allez,
on coupe, on mélange et on y va !",
"tilleul ou verveine ? "
"Christ ressuscité, gloire à toi
"
Tarot-tisane et uno-bière, causerie au coin du feu du Père Maurice, quelques refrains de Pâques, voilà à peu près le décor planté, ici aux "Châteaux", au soir de Pâques. Et si l'animation environnante ralentit l'écriture de ces lignes, elle reflète bien l'atmosphère des jours que nous sommes venus partager ici, "sur la montagne" du Beaufortin.
Nous: les jeunes de la communauté de Cachan, de l'aumônerie de l'ENS Cachan, jeunes en discernement, amis et parents de l'Assomption ou encore amis d'amis d'amis rassemblés à l'invitation de Benoît, Didier, Luc et Maurice. Un groupe qui, évoluant au gré des Paris-Chambéry-Albertville, culmina à 25 personnes (selon les données disponibles sur le réfrigérateur).
Du jeudi saint au lundi de Pâques, l'idée (et sa réalisation) était simplement de nous laisser imprégner par la beauté du lieu, par la réalité de l'Eglise locale et la convivialité d'une vie fraternelle (de château ?). Quelques étapes sur notre route: la messe (quasi de minuit) le jeudi saint à la chapelle, la célébration du vendredi saint à l'abbaye de Tamié, le partage autour d'une homélie du IIe siècle le samedi matin ("Réveille toi, ô toi qui dors !"), la vigile pascale partagée avec la communauté locale de Beaufort, enfin, une messe mémorable dimanche soir, où nous avons revécu le cheminement, au sens le plus concret du terme, des pèlerins d'Emmaüs. Après avoir constaté que nous partageons souvent la tristesse et les doutes des disciples, après avoir reçu chacun l'eau rappelant notre baptême dehors, face à la montagne, nous avons pris place dans "l'auberge", entrant dans la chapelle, pour l'Eucharistie.
Quant
au mystère du château, et de ses six cruches
(selon les mauvaises
langues, le nombre de représentantes de la gente féminine) le
suspense fut bien gardé
jusqu'à ce que nous soit révélée
l'histoire des premières heures assomptionnistes de ce lieu, quand Emmanuel
d'Alzon vint y créer un foyer pour les jeunes de la vallée, d'abord
au nombre de six. Et souhaitons que selon le vu du fondateur, nous redescendrons
de la montagne, l'eau de notre vie
transformée en vin!
Anne-Hélène.