Partager - pélé vélo. JMJ 2005

La "route vélo" a été une des trois routes que proposait l'Assomption pour participer aux JMJ de Cologne:

La route à vélo était constituée de 7 équipes de 5 à 14 cyclistes : Cholet, Orléans-Chartres, Paris-Cachan, Lille, Soisson et Strasbourg. Les premiers sont partis dès le 4 Août de Chartres pour faire plus de 850 km. Cholet n'a véritablement commencé à faire du vélo qu'à partir... de Verdun. Mais tous se sont retrouvés à Metz le 10 Août au soir, accueillis par une équipe de compagnons scouts de france. Dans le lot des 70 vélocipédistes, 5 assomptionnistes et une quinzaine d'anciens ayant déjà fait le pélé-vélo à Lourdes.

Nous avons rallié Trèves le lendemain, lors de notre première étape commune, pour commencer les journées en diocèse. Un autre groupe de 50 cyclistes belges (dont une religieuse de l'assomption de Tournai) nous a rejoint pour continuer un périple itinérant jusqu'à Coblence en longeant la Moselle : un superbe trajet, bien arrosé.

Les premières étapes jusqu'à Metz ont été rythmées par quelques figures de l'Ancien Testament : Abraham, Ruth, David, Ezechiel... Peuple en marche qui nous introduit au mystère de l'incarnation, et qui éclaire les pélerins-mages rassemblés pour ces XXèmes JMJ. "Nous sommes venus l'adorer" à vélo ! La particularité d'un tel périple est alors de colorer fortement les temps de prière et de partage par l'effort partagé. L'attention réciproque, les bobos petits ou gros (un bras cassé, ça empêche de pédaler!), les hôtes rencontrés, donnent un visage humain à la démarche sprirituelle.

La moyenne de 100 km par jour est descendue à 60 sur les pistes cyclables allemandes : Nous n'étions plus des équipes autonomes, mais formions un groupe de 120 avec des horaires et des étapes préparées en collaboration avec le diocèse de Trèves. Au programme : réveil, petit déjeuner, prière, départ, journée de pédalage, arrivée, douche (du gymnase de l'école de la ville étape), dîner et remerciements officiels. La bougie bleue était le cadeau-fétiche qui accompagnait les discours : nous en avons rapporté un spécimen. Mais en fait aucune journée n'a ressemblé aux autres. Il fallait compter ici ou là sur un orage, une célébration eucharistique, une visite nocturne de la ville, un tour aux urgences, une traversée en bac de la Moselle...

Au terme de nos kilomètres à vélo, nous avons salué nos amis belges et allemands avec qui nous avions partagé 5 jours de route, ainsi que l'équipe de Cholet qui a rejoint son diocèse d'Angers à Cologne. Et nous avons rejoint la route oecuménique et la route de Lourdes du groupe assomptionniste Adveniat. Les 6 équipes ont continué à fonctionner avec souplesse à Cologne, curieuse de l'expérience oecuménique que d'autres avaient vécue. La taille de l'événement ne permet pas un partage approfondi des chemins différents vers Cologne, mais il laisse des traces : Les JMJ resteront un moment exceptionnel pour la plupart des jeunes.

Nicolas Tarralle

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