Douzième dimanche du temps ordinaire (année B): Mc 4, 35-41.

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles.
Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi. » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit: «Pourquoi avoir peur? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi?» Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux: «Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent?»

Mc 4, 35-41
Mc 4, 35-41

LA TEMPETE APAISEE

La protection du Seigneur est garantie jusqu'à l'arrivée sur la rive divine du voyage terre-ciel de l'humanité.
La barque est l'image de l'Église. Le navire, en hébreu "oni", est un mot collectif, parent du mot "onijab" qui signifie unité.
Les Hébreux n'ont jamais montré que peu d'intérêt pour la navigation. Pour eux, le voyage en mer est hérissé de dangers. Les vents qui font la tempête évoquent les armées du ciel au service des colères de Dieu et qui peuvent anéantir les constructions et les projets des hommes. La mer est le domaine de l'obscurité, des poissons muets et de monstres imaginaires ou réels, en un mot, du péché.
Même si jésus semble dormir, comme absent aux problèmes de son Église, il est là, et il suffit de l'en prier pour que le danger s'écarte.
L'inquiétude même est à ses yeux illégitime et signifie un manque de foi en sa présence.


LA PAROLE MENE LA BARQUE JUSQU'A LA RIVE

Rassemblés dans la barque de l'Église, les croyants sont protégés de toute tempête et de toute peur par la foi en la présence du Seigneur, à qui obéissent même les vents et la mer.

 

Webmestre : D. Remiot
Vers la page d'accueil du site

 

 

Les aquarelles ont été réalisées par le Père Edouard Stevens, lorsqu'il était curé de Glabais en Belgique. Les textes sont tirés de son livre "Le chemin du retour", Editions Marie-Médiatrice Genval.

Pour consulter toutes les aquarelles publiées sur le site: