Vous saurez tout avec le lien suiuvant :
L'article de LA CROIX de ce 30 août 2010 :
"Des chrétiens se mobilisent pour le dialogue en Méditerranée
L’Université européenne
assomptionniste, qui s’est tenue du 26 au 29 août à
Écully (Rhône), a réuni 130 participants autour du
thème : « La Méditerranée, mère
d’humanité d’une rive à l’autre »
L’Université européenne assomptionniste s’est
achevée dimanche 29 août au centre de
Valpré à Écully, près de Lyon, après
trois jours et demi de travaux consacrés à « la
Méditerranée, mère d’humanité
d’une rive à l’autre ». L’occasion pour
les 130 participants d’entendre ......"
.Lire la suite..
Nîmes - Le Vigan
avec les soeurs Oblates et des laïcs
Ci-dessous un lien pour un petit diaporama :
A Nîmes, le Pére d’Alzon est toujours là
GWENOLA DE COUTARD
dans LA CROIX du 27 août 2010
Il y a deux cents ans, le fondateur de la
congrégation des Augustins de l’Assomption naissait
près de Nîmes. Des membres actuels des communautés
implantées dans cette ville racontent comment ils
cultiventaujourd’hui son héritage
Dos voûté mais esprit vif, Sœur Hughes-Marie, oblate
de 88 ans, connaît chaque détail de la vie du P.
d’Alzon. « Il confessait mon
arrière-grand-mère » , prévient cette
Nîmoise d’origine. Elle ne tarit pas d’anecdotes au
cours de sa visite guidée du lieu de mémoire
consacré au fondateur des Augustins de l’Assomption
(propriétaires du groupe Bayard, éditeur de La Croix ).
Cette salle, d’une trentaine de mètres carrés, a
été ouverte à la fin du mois de novembre. Beaucoup
d’objets personnels du P. d’Alzon: livres,
médailles, cartes de visite… même ses chaussettes
et caleçons en toile, ainsi que les ciseaux « avec
lesquels il se coupait les ongles encore 48 heures avant sa mort, car
il était très soigné» , glisse Sœur
HughesMarie. De courtes fiches sont aussi là pour évoquer
ses amis, comme Lamennais, Lacordaire et Montalembert, et rappeler le
contexte de l’époque: un début de XIX siècle
troublé par les révolutions et la montée de
l’anticléricalisme. Il cherche alors à «
rappeler les droits de Dieu» , et commence par le faire via
l’enseignement, reprenant en 1845 le collège de
l’Assomption, à Nîmes. D’où le nom de
sa congrégation, « qui n’est pas mariale, mais
centrée sur le Christ », prévient Sœur
Claire, supérieure générale des oblates. Les
premiers membres prononcent leurs vœux en 1850.
Ce lieu témoigne de l’Église et de ela
spiritualité du XIX siècle. « Lorsque je le fais
visiter à des jeunes, ils sont choqués par la discipline
de fer du P. d’Alzon » , raconte le P. Michel Zabé,
frère assomptionniste dont la communauté est
située à quelques rues de celle des oblates. «
À son époque, la flagellation était
pratiquée pour participer à la Passion du Christ.
Aujourd’hui, on considère que la vie nous donne
suffisamment de situations dures pour la comprendre sans ça! Le
P. d’Alzon n’était pas un sadique,
c’était un homme de son temps, tout simplement.» Une
impression qu’il retrouve dans les écrits du P.
d’Alzon. « Sur le fond, son idée reste tout à
fait d’actualité. Lui qui fut pendant quarante ans vicaire
général de Nîmes voulait que les assomptionnistes
soient au service de tous, dans le giron de l’Église,
“dans la nef, pas dans les chapelles privées”, comme
il disait. » Dans ses textes, le P. d’Alzon interpelle
beaucoup son lecteur, le renvoyant à sa responsabilité
personnelle. Une exigence qu’on peut relier, aux yeux du P.
Zabé, à l’esprit du concile Vatican II.
Aux oblates, dont la congrégation fut fondée en 1865, il
confie la mission d’évangéliser. D’où
leur devise propre, «Me voici, envoie-moi» . Elles sont
aujourd’hui 535 dans le monde. À Nîmes, Sœur
Zoé, 36 ans, est la dernière Française à
avoir prononcé ses vœux, il y a dix ans, mais la
communauté continue d’attirer des jeunes filles au Congo,
au Vietnam et surtout en Chine. À quelques pas du lieu de
mémoire consacré au P. d’Alzon, elle ouvre la
chapelle où il repose, aux côtés de Marie
Correnson, cofondatrice des Oblates. Sur la dalle, au pied du
chœur, trois anneaux entrelacés sont gravés sous
son nom: «Ils représentent les trois amours du P.
d’Alzon, qui sont la source de notre spiritualité: le
Christ d’abord, et par là sa mère, et
l’Église», explique-t-elle.
Fréquenter les mêmes lieux que lui est, pour ses
héritiers, une chance de mieux le connaître.
«Parfois, dans ces textes, il évoque des lieux que
nous-mêmes fréquentons. Il critique, par exemple,
l’architecture de certaines églises qui étaient en
train de se construire : cela nous fait sourire, il nous paraît
plus humain» , raconte le P. Zabé. « À le
lire, je suis sûre qu’il était plein d’humour,
poursuit Sœur Hughes-Marie. Je suppose qu’il n’avait
pas l’accent, car c’était alors mal vu dans
l’aristocratie. Mais je vois en lui un vrai
Méridional!»
« C’était un homme de son temps, tout simplement. »
Jusqu’à lundi, un pèlerinage est organisé
par l’hebdomadaire Pèlerin sur les pas du P.
d’Alzon, à Nîmes et dans ses environs.