L’Assomption contemporaine est à la fois héritière du 19ème siècle qui l’a vue naître et différente. Son projet, né à un moment donné de l’histoire de la France pour répondre à des besoins précis, a fait l’objet d’interprétations par les générations qui se sont succédé durant presque deux siècles sur divers continents, dans des contextes différents.
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Pour s’en tenir à une évocation, il suffit de quelques exemples pour suggérer le chemin parcouru : l’acceptation par l’Eglise de la démocratie et de l’indépendance de l’Etat ; la reconnaissance de la liberté de conscience, de l’autonomie de la culture et de la science ; le développement de l’œcuménisme et du dialogue avec les religions non chrétiennes ; l’image de l’Eglise comme peuple de Dieu ; le renouvellement de la liturgie et de la catéchèse ; la place accordée aux laïcs dans l’Eglise, ou encore, un regard réaliste mais bienveillant sur le monde. Faire venir le Règne de Dieu ne signifie plus exclusivement faire venir les hommes dans le giron de l’Eglise ! On n’oppose plus les droits de Dieu et les droits de l’homme : on reconnaît que la liberté, la fraternité, la solidarité, la justice, la charité, l’égalité entre les hommes sont des valeurs de l’Evangile. Bien plus, le Concile Vatican II (G.S n°22) déclare : « le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du verbe incarné (…). Le Christ manifeste pleinement l’homme à lui-même ».
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