Emmanuel d’Alzon est un né en 1810 au Vigan, dans le sud de la France. C’est un jeune homme de famille aristocratique, généreux, fougueux, moderne, plein d’idées, un peu contestataire, actif. Il a fait ses études à Paris, fréquenté les grands intellectuels catholiques de l’époque qui après la tourmente révolutionnaire, l’Empire et la Restauration, recherchaient les fondements sur lesquels construire une société stable, juste, paisible et réconciliée avec l’Eglise. Quand il décide d’entrer au séminaire de Montpellier, il trouve que les études y sont de mauvaise qualité et il part à Rome. C’est là qu’il est ordonné prêtre. Dès son retour en France, il est nommé vicaire général de l’évêque de Nîmes et il le reste quarante quatre années durant.
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En 1843, il est amené à prendre la charge de l’ancienne pension Vermot, devenue Collège de l’Assomption, qu’il dirigea ensuite personnellement durant douze ans, dans lequel il résida et dont il continua à s’occuper jusqu’à sa mort, en 1880, au milieu des professeurs et des élèves. C’est là, en 1845 qu’avec quelques enseignants il s’engage dans la vie religieuse et fonde les Augustins de l’Assomption. Dans les buts qu’il donne à cette congrégation naissante il met en priorité « l’enseignement entendu dans le sens le plus absolu du mot, c'est-à-dire les collèges, les séminaires, l’enseignement supérieur ».
A la demande du Pape, quelques années plus tard il oriente sa jeune congrégation vers les pays orthodoxes de l’est de l’Europe, avec en arrière plan l’idée de pouvoir aller en Russie. Le but est de travailler à restaurer l’unité de l’Eglise, condition indispensable à ses yeux de sa crédibilité et de son influence dans le monde moderne. Ses religieux ont besoin d’aide dans cette mission, en particulier pour s’occuper des femmes et des jeunes filles : aussi fonde-t-il avec Marie Correnson, une jeune fille de Nîmes, les Oblates de l’Assomption qui partent en Europe Orientale et en Turquie pour créer des écoles, des dispensaires, des hôpitaux. Elles créent aussi un
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