2 - L’ESPRIT DU COLLEGE DE L’ASSOMPTION

« Qu’est-ce que cet esprit ? On le sent plus qu’on ne le définit (…). On a donné quelques caractères spéciaux à l’Assomption : le sentiment du devoir, la loyauté, la franchise, la disposition au sacrifice et au désintéressement, l’esprit surnaturel. C’est cela et autre chose encore qui se sent à chaque instant, sans qu’on puisse le préciser de façon mathématique, comme on connaît les traits d’une figure sans qu’on les ait mesuré au compas1».
« L’éducation n’est pas une pure théorie ; elle est, avant tout, un enseignement pratique de tous les jours et de tous les instants2 »..

L’engagement de d’Alzon dans l’éducation et l’enseignement a été constant au long de sa vie. C’est un militant de la liberté de l’enseignement catholique, un créateur d’établissements et un rénovateur des pratiques éducatives.

Il crée des écoles primaires gratuites pour les filles, une école pour adultes (avec cours du matin, avant la reprise du travail), une Oeuvre de la Jeunesse pour des jeunes sans travail, des  Alumnats  (petits séminaires), un autre collège à Paris, une publication spécialisée la Revue de l’Enseignement Chrétien. Il soutient l’ouverture d’un établissement scolaire à Philippopoli (Plovdiv) (Bulgarie), se réjouit de l’arrivée à l’Assomption du P. Halluin avec l’orphelinat qu’il a fondé à Arras. Sa notoriété le fait nommer au Conseil Supérieur de l’Instruction Publique (en 1850), mais il échoue à créer une Université catholique. A l’exception de deux années, il a vécu toute sa vie au Collège de l’Assomption, y  compris après qu’il en ait laissé la direction à un autre religieux. C’est un homme d’action. S’il n’a pas laissé de traité sur l’éducation, il a laissé l’exemple de ses pratiques et de nombreux textes de discours où il développe sa pensée.

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