Saint-Augustin

Réjouissez-vous et soyez dans l'allegresse

par Soeur Douceline

 « Fontaine vive»

Le Centurion

 « Nous confessons notre misère et ta miséricorde afin que tu achèves, de nous délivrer, puisque tu as commencé ; ainsi nous ne serons plus malheureux en nous-mêmes, mais deviendrons heureux en toi, car tu nous as appelés ; et nous serons des pauvres en esprit, des doux, de ceux qui pleurent, qui ont faim et soif de la justice, des miséricordieux, des cours purs, des pacifiques. »

C 11.1.

 

AVANT-PROPOS

« Lisez ces préceptes qui sont la gloire du Nouveau Testament : Bienheureux les pauvres en esprit, le Royaume des cieux est à eux... Bienheureux les doux, car ils auront la terre en héritage... et tout ce qui suit... »

Celui qui nous invite est saint Augustin, « théologien du Bonheur et docteur de l'Amour ».

Il a beaucoup de choses à nous dire, lui qui est « essentiellement lié à la pleine vitalité spirituelle du christianisme. Il est, à ce point de vue, l'écho direct de saint Paul et de saint Jean, et ce sont eux les vrais inspirateurs de sa pensée 1 ».

Il est proche de nos désirs profonds d'hommes du xxe siècle par sa soif de Dieu, de gra­tuité et de communion.

Ce livre n'est pas un commentaire des « Béa­titudes » ; le nombre des textes pris dans le Sermon sur la montagne de saint Augustin est restreint. Notre propos est de faire route avec lui en essayant de capter quelques-unes des façons d'identifier le bonheur que nous pro­posent les Béatitudes.

    Elles affleurent souvent à sa pensée et cons­tituent la trame de sa prédication.

Elles n'ont pas fini de provoquer notre rêve et tisser notre espérance : établir le Royaume de Dieu dès ici-bas, en nous et parmi nous.

Les jeunes disent souvent leur prédilection pour cette page de l'Evangile qui est pour eux « l'aventure du bonheur ».

De son côté, une amie quasi-nonagénaire, infirme et isolée, m'écrivait naguère ces lignes :

« Je ne connais aucun texte dans la Bible plus parfait, plus merveilleux que les Béati­tudes. On peut les lire, les relire, rien de plus noble, rien de plus simple à comprendre et de plus difficile à faire... C 'est ce que je relis, avec les larmes aux yeux, tellement c'est grand ! «.

 

1. F. CAYRÉ, Textes spirituels de saint Augustin. Les trois Personnes, Paris, 1959, pp. 27-28.

 

Webmestre: D. Remiot

Réalisation: Avenir Internet