Le charisme de l’Assomption.
Que faut – il entendre par « Charisme » ? – Quatre mots peuvent nous éclairer. Un charisme, c’est :
Un don de l’Esprit fait à une personne, pour le bien de l’Eglise…Le charisme de la vie religieuse est un don de Dieu à l’Eglise ( et non à un Institut) qui s’incarne dans un fondateur et dynamise sa famille religieuse.
Le charisme d’une congrégation passe par l’intuition spirituelle et apostolique d’un homme ou d’une femme, et de leurs premiers compagnons, dans une conjoncture précise.
Le fondateur ouvre un chemin d’Evangile. Ce chemin est original et constitue une interpellation aussi bien pour l’Eglise que pour la société…L’histoire d’une Congrégation est le déploiement de son charisme dans la durée.
Aujourd’hui, le charisme engage à « une fidélité créatrice ». Il s’agit de reprendre l’impulsion originelle dans des conditions historiques qui ont changé. L’héritage ne reste vivant qu’en permettant de nouvelles découvertes du Mystère de Dieu et du désir de l’homme.
(cf. Chapitre Général 1999. « Passionnés de Dieu pour un siècle nouveau » nn° 6 – 12 )
Le charisme de l’Assomption.
La cause de Dieu et de l’homme.
Le nouveau souffle que nous cherchons suppose « une conversion au Royaume ». Il s’agit pour nous de devenir ouvriers du Royaume, c’est-à-dire passionnés comme le Christ pour Dieu et pour l’homme. Avant d’être et de travailler dans une école, une paroisse, un journal…nous sommes envoyés au lieu où l’homme et Dieu, tous deux ensemble, sont menacés, se cherchent, se rencontrent pour une Alliance toujours renouvelée. Et le Dieu que nous confessons est le Dieu Père, Fils et Esprit Saint que nous accueillons dans la foi, l’espérance et l’amour.
C’est en Jésus-Christ que la cause de Dieu s’est identifiée à la cause de l’homme. Nous sommes des inconditionnels de Jésus-Christ. Le Christ et son amour sont à la genèse de notre vocation et de notre mission. C’est l’attachement au Christ qui forge notre commune passion de Dieu et de l’homme. D’autre part, le Christ et son amour sont aussi le terme de notre vocation et de notre mission : c’est en lui que s’unissent Dieu et l’homme, Dieu et l’humanité. En tant que rassemblement de frères au service de la réconciliation de toutes choses dans le Christ, la communauté assomptionniste annonce le Royaume et en offre, par grâce, un certain visage.
Par amour de l’Eglise.
L’amour de l’Eglise, par amour du Christ, est constitutif de l’Assomption…Le réflexe assomptionniste, quand il s’agit de l’Eglise, est tout à la fois de fidélité viscérale, de générosité désintéressée et d’audace missionnaire. L’assomptionniste se tient au milieu de la nef, soucieux des grands équilibres de la foi et réticent à tout esprit de chapelle. Ce n’est jamais seulement par des œuvres propres que l’Assomption se situe en Eglise. Et elle se porte volontaire pour déchiffrer de nouvelles terres qui n’ont pas été ensemencées d’Evangile.
Dans sa mission d’Eglise, l’Assomption veut conjuguer le service de la vérité, de l’unité et de la charité. Ce qui signifie que toute activité doit avoir une dimension doctrinale, sociale et œcuménique. Ces trois qualificatifs ne sont pas juxtaposés : ils décrivent une triple exigence pour tout apostolat assomptionniste.
(Chapitre Général des Augustins de l’Assomption. Rome ,
2 – 21 mai 1999. Passionnés de Dieu pour un siècle nouveau. nn° 15, 16,22, 23)