Portrait Assomptionniste.
Le Père d’Alzon souhaitait que ses religieux soient hardis, généreux, désintéressés. Mais d’autres qualités sont requises encore à l’Assomption : la franchise, une largeur de vue, le goût du travail, l’esprit d’entreprise… Ajouté à ces attentes, le style de vie dans la tradition augustinienne façonne un type d’homme reconnaissable à ses traits de famille que l’on soit en Amérique, en Europe ou en Afrique. Ainsi peut – on se risquer à brosser un portrait assomptionniste.
« L’Assomptionniste est d’abord un homme de foi. Au fondement de toute vie religieuse, la foi l’est plus encore à l’Assomption. Si précieuses soient – elles, les qualités les meilleures doivent être accordées au Royaume pour contribuer à son avènement. Leur détenteur doit s’en déposséder pour que, purifiées de toute suffisance, elles appartiennent au Christ et soient à son service. Alors elles donneront toute leur mesure. Le P. d’Alzon le répète sans cesse. C’est pourquoi l’Assomption allie disponibilité, désintéressement à compétence, sérieux, étude, initiative. Elle rapproche, elle imbrique des attitudes qui paraissent incompatibles, alors qu’elles sont complémentaires.
C’est un héritage du P. d’Alzon. Il unit ce que l’on oppose facilement : étude ou méditation, prière ou action, sanctification personnelle ou engagement apostolique, gratuité devant Dieu ou présence au monde, abandon-confiance à Dieu et recherche des moyens adaptés. Avec le P. d’Alzon, l’Assomption relie tous ces termes, quitte à en être parfois écartelée. Car Dieu et l’homme sont inséparables. La foi n’est jamais coupée de notre monde. C’est l’aujourd’hui de Dieu dans notre monde. »
(Chapitre Général 1993. Rome 5 – 25 mars .
La passion du Règne de Dieu dans le monde de ce temps.)