L’Alliance laïcs-religieux est vécue différemment suivant les pays. Tour du monde à travers l’expérience de la commission internationale laïcs-religieux.

Marie-Pierre Girard

Amérique du Nord

Aux États-Unis, des laïcs se mobilisent pour mettre leurs compétences au service des autres. Ainsi à la paroisse Sainte-Anne, à Fiskdale (Massachusetts), un programme de réfl exion théologique regroupe depuis deux ans des personnes pour discuter de la Règle de vie à travers quelques bons échanges. À Brighton, la communauté assomptionniste accueille et héberge les laïcs. « Concernant l’avenir, je voudrais lancer une réunion mensuelle avec des laïcs assomptionnistes pour discuter sur un passage de la Règle de vie ou sur saint Augustin », explique Joe Pagano, qui représente les laïcs américains à la commission internationale laïcs-religieux.

Amérique latine

Au Mexique, les assomptionnistes animent trois groupes de laïcs aux missions bien différentes. Un premier a pour mission de rechercher les vocations religieuses, sacerdotales ou laïques en réunissant des jeunes pour des temps de retraite et de mission. Un autre, centré sur l’aspect communautaire et qui a une règle de vie basée sur l’esprit de l’Assomption, se retrouve toutes les semaines pour prier, se former et partager. Ces rencontres, qui sont un soutien pour vivre les engagements familiaux, religieux ou professionnels, se terminent par un dîner fraternel. Le troisième groupe, plus récent, émane du besoin des pauvres qui n’avaient pas les moyens d’avoir recours à des services médicaux.

Au Chili et en Argentine, une collaboration étroite existe depuis longtemps entre laïcs et religieux. D’abord vécue dans les paroisses, elle est à l’origine de communautés assomptionnistes où se partagent vie et spiritualité, puis d’un chemin de formation à l’esprit de l’Assomption pour qu’il imprègne la vie personnelle, familiale, professionnelle et pastorale de chacun.

Europe

En Espagne, le Pèlerinage national de l’an 2000, auquel 55 religieux et laïcs ont participé, à déclenché un cheminement plus approfondi dans l’Assomption. Trois groupes de laïcs se sont constitués : un à Almeria (Andalousie) et deux à Madrid. Une nouvelle étape a été franchie en 2005, les liens des laïcs avec les communautés s’enracinant progressivement et devenant partage. Au niveau local, deux laïcs et un religieux se rencontrent tous les mois pour organiser des temps forts, dont deux retraites annuelles, à l’Avent et au Carême. Au niveau provincial, il s’agit de rencontres et de célébrations aux moments de la fête du père d’Alzon, des martyrs assomptionnistes ou du forum de juin. 2006 a été marqué par la première assemblée visant à fédérer les différents groupes de la province. Aujourd’hui, un projet de communautés laïques assomptionnistes, né du désir de quelquesuns de vivre un engagement plus actif de sa vie de baptisé, a pris corps.

En Europe du Nord, la collaboration laïcs-religieux était déjà une réalité, que ce soit à la communauté Maranatha à Bruxelles ou dans les quatre collèges de l’Assomption. « Mais un état d’esprit neuf est perceptible », explique Pierre Rion, qui représente la Belgique à la commission internationale. Des laïcs sont appelés à participer aux instances de la province. Dans les collèges, par exemple, le projet d’Alliance suscite des expériences pour favoriser un partage du charisme assomptionniste dans le corps professoral. « À terme, l’Alliance devrait aussi favoriser une convergence et un partage accrus entre les laïcs qui participent aux missions de l’Assomption et qui, jusqu’à présent, n’ont peut-être pas suffi samment eu l’occasion de se rencontrer », espère Pierre Rion.

 

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site