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Ces quelques mots, que de fois ne les avons-nous pas répétés ! Inscrits au coeur du « Notre Père », ils expriment tout à la fois un désir, une attente, une impatience. Et derrière ce drôle de mot de règne — ou de royaume, c’est pareil —, les interprétations s’agitent. Les plus militants y verraient l’installation triomphale d’un pouvoir, les utopistes, le retour d’un paradis perdu où tout ne serait que luxe, calme et volupté. Mais peut-on vraiment faire table rase de ce monde qui est le nôtre ? En faisant de cette prière une devise, une règle de vie, les assomptionnistes veulent témoigner d’une autre venue, celle de Dieu lui-même. Non pas à la manière des puissants de ce temps, mais comme un Père qui laisse venir à lui, dans la liberté, chacun de ses enfants. Par son règne qui vient, Dieu rend alors à tout homme un avenir possible. Tout ce qui est juste, tout ce qui est bien, que l’on n’oserait même plus croire, vient comme par surprise, à la manière d’un trésor caché et soudain mis au jour. Par son règne qui vient, Dieu manifeste sa présence. Il avait même envoyé son Fils, « coin du Royaume s’enfonçant dans la chair vive de l’histoire », selon la belle expression de Bruno Chenu, révéler à chacun la proximité la plus féconde.

Par son règne qui vient, Dieu surprend l’homme jusqu’à le scandaliser. Le Royaume vient comme un voleur. Il choque, jusqu’à réserver ses premières places aux parias de tous les royaumes de la terre.

Il reste à l’homme d’oser l’aventure du Royaume. Le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des assomptionnistes, s’y était engagé de toutes ses forces. « Que le Christ règne sur nous, avant que nous puissions le faire régner sur les autres », écrivait-il. En venant parmi nous, le Christ laisse passer le Royaume. Ne lui résistons pas plus que la terre ne résiste au printemps, c’est le moins que l’on puisse faire ! Puissent les uns et les autres trouver dans ces pages réconfort et espérance en se tournant vers le Dieu de qui vient toute paix, et s’ouvrir à la lumière de Pâques.

Père Benoît Grière, AA
Provincial de France

Le père Emmanuel d’Alzon

Né en 1810 au Vigan (Gard), Emmanuel d’Alzon est mort à Nîmes en 1880. Depuis plus de cent vingt-cinq ans, cette semence de vie religieuse postolique que Dieu lui avait confiée, a continué à se répandre et à germer un peu partout dans le monde.

En 1980, cent ans plus tard, la Règle de vie des assomptionnistes a voulu donner à l’esprit du P. Emmanuel d’Alzon et à notre vocation, une formulation fidèle et nouvelle.

Ce texte du premier chapitre de la Règle de vie peut être considéré comme la carte d’identité assomptionniste.

Assomptionnistes, nous sommes des religieux vivant en communauté apostolique. Fidèles à notre fondateur, le P. d’Alzon, nous nous proposons avant tout de travailler, par amour du Christ, à l’avènement du Règne de Dieu en nous et autour de nous.

Jésus Christ est au centre de notre vie. Nous nous engageons à le suivre dans la foi, l’espérance et la charité. Comme lui, témoin de l’amour du Père et solidaire des hommes, nous, religieux assomptionnistes, voulons être hommes de foi et hommes de notre temps.

Le Christ est celui qui nous rassemble. Nous vivons en communauté selon l’esprit de saint Augustin : « Avant tout, vivez unanimes à la maison, ayant
une seule âme et un seul coeur tournés vers Dieu » (Règle I,2) Nous cherchons une vie fraternelle faite de franchise, de cordialité, de simplicité. Notre prière commune est celle de l’Église. La communauté y célèbre sa foi et s’ouvre à l’Esprit pour la mission.

La communauté assomptionniste existe pour l’avènement du Royaume. L’esprit du fondateur nous pousse à faire nôtres les grandes causes de Dieu et de l’homme, à nous porter là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu.

Ainsi, nous annonçons le Royaume.


Voici le texte
fondateur prononcé
par Emmanuel
d’Alzon, en clôture
du grand chapitre
général de 1868.
Il donne
à l’Assomption
son but :
l’avènement du
Règne de Dieu. Son
amour principal :
le Règne de Dieu
à accueillir en nous
et à étendre
dans le monde.
Son chemin pour
vivre cet amour
premier :
c’est l’amour de
Jésus-Christ.

“Notre vie spirituelle, notre substance religieuse, notre raison d’être comme Augustins de l’Assomption se trouve dans notre devise: “Adveniat Regnum Tuum” (ART) .
L’avènement du Règne de Dieu dans nos âmes, par la pratique des vertus chrétiennes et des conseils évangéliques, conformément à notre vocation. L’avènement du Règne de Dieu dans le monde par la lutte contre Satan et par la conquête des âmes rachetées par Notre Seigneur et plongées pourtant dans les ténèbres de l’erreur et du péché.

Quoi de plus simple, quoi de plus vulgaire, si j’ose dire ainsi, que cette forme de l’amour de Dieu ? Si, à cet amour principal, vous ajoutez l’amour de Notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de la Vierge, sa Mère et de l’Église, son Épouse, vous connaîtrez, sous son expression la plus abrégée, l’esprit de l’Assomption.“

“Aujourd’hui, Dieu est chassé des sociétés modernes. Dieu est chassé des États, de la société, des familles, des moeurs. Voilà ce qui est visible tous les jours. C’est pourquoi, si nous croyons que c’est Dieu qui nous appelle, notre vocation est admirable : travailler à faire venir le Règne de Dieu. Donner à Dieu sa place dans ce monde. Notre vocation arrive à temps et son but est grand.

Avant tout, donc, nous serons des ouvriers du
Royaume
. Nous serons des apôtres désintéressés car la pauvreté apostolique sera pour nous la garantie de la grandeur et de la dignité du caractère. Au lieu d’aimer l’or et l’argent, aimez l’homme. Ayez faim et soif de le
convertir au Christ.

Si vous voulez être un ouvrier du Royaume, il vous faudra du courage et de la joie dans l’épreuve. Que la beauté du Royaume de Dieu vous transporte d’ardeur. Pourquoi le monde est-il créé, sinon pour le Royaume de Dieu ? Pourquoi le Christ s’est-il fait homme, sinon pour construire le Royaume ? ”

ES, pages 156-158.

De l’Évangile selon saint Marc
(1, 9-26)

“Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Jésus vit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui. Du ciel, une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi, j’ai mis tout mon amour. »

Aussitôt, l’Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu. Il disait : « Les temps sont accomplis: Le Règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle .» Passant au bord du lac il vit Simon et son frère André. C’étaient des pêcheurs. « Venez derrière moi, je ferai de vous de pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Jésus vit Jacques et son frère Jean. Jésus les appela aussitôt. Ils partirent derrière lui. Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, il se rendit à la synagogue et là il enseignait. Or, il y avait dans la synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? » Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. ”

Traduction Bible liturgique


Jésus, le premier jour de sa mission, après son baptême qu’a-t-il vécu ?
Le combat au désert. Le choix de ses compagnons, sa première prédication : « L’heure est venue. Le Royaume de Dieu est là ! » Et aussitôt après, une parole pour une guérison. Un homme, prisonnier du mal est libéré. L’homme, incapable de voir Dieu, retrouve sa dignité, sa liberté d’homme et sa vérité.Le Royaume de Dieu est là ! Le Royaume de Dieu !
Toute l’Assomption, hommes et femmes, religieux et laïcs, depuis son origine reste marquée par ce mystérieux Royaume. Marquée, touchée, appelée, mise en route, vivifiée comme on peut l’être par l’air de son pays natal. Le Royaume. Ce fut le premier mot de la prédication de Jésus. C’était aussi sa prière. Le coeur de sa vie et de sa mission.
C’est aussi la vocation de l’Assomption. Sa raison d’être et sa place dans l’Église. Un vrai don de Dieu !

Hervé Stéphan, AA

Le Royaume
vu par saint Augustin

“Que votre Règne arrive! » À qui parlons-nous ainsi ? Le Règne de Dieu ne viendra-t-il pas sans que nous le demandions ? Il s’agit ici du Règne de Dieu qui arrivera à la fin du monde, car Dieu est toujours Roi ; il n’est jamais sans royaume,
Celui qui a tout l’univers à son service. Quel est donc le Règne dont tu souhaites la venue ? Celui dont il est écrit dans l’Évangile: « Venez les bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde » (Mt 25,34). Voilà le règne désigné par cette parole : que votre règne arrive. Nous demandons qu’il vienne en nous ; nous demandons d’être trouvés en lui. Ce Règne viendra sans aucun doute, mais en pure perte s’il te trouve à gauche. Le souhait que tu formes est donc pour ton bien, c’est pour toi que tu pries, et ce que tu désires dans la prière, c’est la grâce d’une bonne vie, afin d’appartenir un jour à ce Royaume que Dieu destine à tous ses saints. C’est donc la grâce de bien vivre que tu demandes quand tu dis : que votre Règne arrive! Puissions-nous appartenir à ce Royaume ! Qu’il vienne pour nous comme il doit advenir pour les saints et les justes ! »

Sermon LVI, Aux catéchumène, §6
Études augustiniennes, 1986, t 1, page 239
.

L’Assomption

un chemin emprunté par des laïcs
et des religieux pour répondre à l’appel de Dieu

Aujourd’hui, comme hier, l’Assomption témoigne, dans la ligne de saint Augustin et sur les pas du P. d’Alzon, que Dieu est Amour et que Jésus Christ est Chemin, Vérité, Vie. Qu’en lien étroit avec les laïcs, nos communautés de plus en plus multiculturelles et multiethniques soient signe de fraternité évangélique. Qu’elles soient, dans un engagement effectif dans toutes
nos sociétés, au service de la réconciliation, de la justice, de la communion entre peuples, entre continents, entre Églises.

Claude Maréchal, AA

Le Règne de Dieu ! Quelle saveur dans ces mots ! Cet inexplicable goût pour a venue du Règne de Dieu a une saveur qui me surprend, que je goûte chaque mois davantage. C’est une saveur, un appel mystérieux à marcher ensemble à
l’Assomption, debout ou couchés, en dépit de tout.

Pierre Fernier, AA
(1949-1981)

Dieu veut que nous vivions et témoignions des valeurs humaines qui sont fondées sur sa Parole : justice, paix, droits de l’homme, etc.
En agissant ainsi, nous bâtissons ensemble, religieux, religieuses et laïcs, catholiques et non– catholiques, le Royaume de Dieu ou Famille de Dieu.

Roger Syayipuma, AA

L’esprit de l’Assomption ? Trois traits le caractérisent pour moi. La discrétion. L’Assomption évite de se mettre en avant, de dire « moi je… » ou « l’Église a dit ». C’est partir de la réalité humaine, l’accueillir et y mettre le divin. La discrétion de l’Assomption, c’est d’être levain dans la pâte. Le service de l’Église. Travailler et partager avec elle, ouvrir ses portes, faire une place entière aux autres dans la conduite d’une oeuvre créée par l’Assomption comme celle du Pèlerinage national. L’unité. C’est de savoir rassembler le peuple de Dieu en pèlerinage ; véritable école de cheminement vers la Jérusalem céleste.

Jean-Nicolas Sabbag,
Président de l’Hospitalité Notre-Dame de Salut

Ma perception de l’Assomption ? Une force au service des plus pauvres, l’intelligence au service de la foi, le courage et la fidélité à l’Église, le souci de l’oecuménisme, la rigueur professionnelle et la confiance faite aux laïcs.
Une attente ? Un accompagnement spirituel pour nos lecteurs. Là, je crois qu’on touche la limite de ce qui est le rôle des journalistes que nous sommes. Pour l’animation spirituelle, c’est à vous de prendre le relais. Nous ne pouvons être que des médiateurs.

Anne Ponce,
Journaliste à Bayard

Dans ce monde sans Dieu au nom d’une liberté individuelle, l’Assomption veut faire entendre une autre voix, celle qui appelle l’homme de ce temps à se décentrer de luimême ; elle propose une autre
voie, celle du Christ qui conduit l’homme vers son prochain en appelant des hommes, des femmes, des enfants à oeuvrer pour plus d’humanité, le respect absolu du plus petit.

Sylvain Gasser, AA

Ensemble, tournés vers l’avenir !

Quand Dieu voit son peuple dans le besoin,
il appelle des hommes. Il leur donne
la grâce de sentir, d’aimer comme Lui.
Et la force d’entreprendre.
Il les appelle et Il les envoie.

Dans l’Église du XIXe siècle,
Emmanuel d’Alzon est un de ces hommes.
Sensible, par nature et par grâce,
aux grandes mutations de son pays
et du monde après la Révolution française,
il souffre partout où Dieu est menacé dans l’homme
et l’homme menacé comme image de Dieu.

Sa passion pour la venue du Royaume de Dieu,
sa passion pour Jésus Christ
et pour tout ce que Jésus Christ aime,
il se sent d’abord poussé à les partager
avec des laïcs avant de les partager
avec ses frères et soeurs assomptionnistes.

Emmanuel d’Alzon les sensibilise aux grandes causes de Dieu et de l’homme de leur temps.
Il les pousse dans des voies nouvelles
et audacieuses : mission d’Orient, journalisme, pèlerinages, séminaires pour pauvres, etc.
Mais avant toute chose, il les invite dans un seul et même mouvement à
“ chercher le Règne
de Jésus Christ
en nous et autour
de nous ”

Après lui, son fondateur, l’Assomption
a continué et elle veut poursuivre.
C’est pourquoi, pour la première fois
de son histoire, elle a invité à son assemblée capitulaire de 2005 des laïcs venus de différents
continents. L’Assomption a entendu de leur part un appel à s’engager avec eux dans une alliance
de coeur et d’esprit. Chacun dans sa vocation, distincte et complémentaire.

Des laïcs veulent faire route

 

Le monde d’aujourd’hui a soif de repères, de sens, de stabilité, de spiritualité. Laïcs et religieux de l’Assomption, avec leurs propres charismes, doivent faire alliance pour être présents dans ce monde. L’Assomption doit témoigner de sa foi en Jésus Christ et de la venue du Royaume ; de sa foi en l’homme, capable avec Dieu, de transformer les coeurs. Elle doit être à l’écoute de l’autre ; vivre la fraternité en favorisant l’accueil du plus petit ; partager sa connaissance pour faire avancer les grands défis de demain ; développer sa capacité à dire et à communiquer au plus grand nombre.

Marie-Ange Tremblay,
laïque de l’Assomption, coorganisatrice de l’UEA

L’Assomption à travers sa vie communautaire permet de vivre au sein de l’Église une vie fraternelle, accueillante et familiale dans une société où l’individualisme a trop de
place. De par sa diversité culturelle
et continentale, l’Assomption permet à chacun de nous , au–delà de l’Église locale, de s’ouvrir aux autres, d’avoir moins de certitude mais plus d’envie de comprendre ce que « aimer Dieu » veut dire pour l’autre. »

Patrice Girard,
laïc de l’Assomption,
Hospitalité NDS

Quels sont les traits de l’Assomption ? Quel souhait ? L’Assomption est impossible à définir selon ses champs d’apostolat tellement ils sont multiples et mouvants à travers le temps. Quel serait donc cet esprit unificateur qui définirait l’Assomption ? C’est se mettre et se remettre encore et toujours à l’écoute de l’Esprit et du Verbe de Dieu. À la suite du P. d’Alzon et de saint Augustin, l’Assomption ne refuse aucun front. Après discernement, il n’y a aucun domaine où l’«Adveniat Regnum Tuum» ne doit retentir. Il faut assumer cette diversité qui n’est pas du tout éparpillement. L’Assomption doit avancer en conservant sa formidable ouverture sur ce monde qui bouge. Je conçois que des laïcs vivent de cet esprit et, à leur niveau et à leur manière, veuillent collaborer au labour de ce champ immense. Pour cela, il faut que les religieux acceptent de se laisser bousculer par les laïcs, qu’ils sachent toujours se remettre en question à leur contact. Et que les laïcs aiment toujours plus ces hommes qui ont choisi de suivre radicalement le Christ et d’oeuvrer à sa vigne. Soutenons-les pour leur belle vocation et pour cet esprit qu’ils nous invitent à partager. »

Bruno Lachal,
Volontaire Assomption en Bulgarie

Pour aller plus loin ensemble

Renseignements : Maison provinciale
79, avenue Denfert-Rochereau - 75014 Paris


« Assomptionnistes, nous voulons être,
hommes et femmes, des apôtres pour notre temps.
Fidèles à la volonté du Père,
nous voulons être solidaires des plus petits
pour qu’ advienne un monde plus humain.
Disciples du Christ,
nous voulons annoncer une parole d’espérance
de salut pour que la vie l’emporte sur la mort.
À l’écoute de l’Esprit,
nous nous reconnaissons appelés
à la communion dans l’amour
afin que le monde croie
que Jésus est l’envoyé du Père. »

Extrait du Chapitre Général, 2005.

 

 

« Découvrir la spiritualité des Augustins de l'Assomption » fait partie de la collection « Vienne ton règne ».
Comité de rédaction : Dominique Lang, Noël Le Bousse, Marie-Bernard Kientz, Claude Maréchal, Hervé Stéphan, Benoit Gschwind, assomptionnistes.
Livret réalisé en collaboration avec Prions en Église. Maquette : Dominique Lang, Maguy igureau, Cathy Croizet.
© Photos : Assomption - Novembre 2006. 

Webmestre: D. Remiot

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