FORMATION DES LAÏCS

LES PIONNIERS ONT TERMINÉ LEUR PARCOURS

Les premiers laïcs à avoir entrepris un cycle de formation assomptionniste ont eu leur dernière session au mois de mars. Geneviève et Alain, de Montpellier, évoquent ce parcours qui a duré trois ans et qui a vu se former, peu à peu, une véritable communauté .

Invités par un Père assomptionniste, ami de notre famille, à mieux connaitre l’Assomption dans le cadre de rencontres à Valpré, nous nous mettons en chemin de découverte….

Que savions-nous des Assomptionnistes ? Deux choses : leur devise: «  Que ton règne vienne », et le nom de leur fondateur, le Père d’Alzon. Notre ami Assomptionniste était sans doute l’interprète de Dieu, mais pourquoi et comment répondre à cet appel ? D’abord, pour répondre à notre mission de baptisés qui exige vie spirituelle et engagement, à un moment de notre vie, la retraite, qui invite à s’engager pour soi (être heureux dans ce que l’on fait) et pour les autres. Peut-être aussi pour faire de l’Assomption une partie de notre histoire de couple et de famille.

Grâce à des accompagnateurs et des intervenants d’une grande pertinence, un groupe de laïcs juxtaposés est devenu au long de ces trois ans une communauté de personnes riches de leur diversité, éclairées sur l’enjeu de leur place au sein de la congrégation et partageant le désir de faire avancer le royaume dans leurs milieux de vie.

Au cours de ces sessions nous avons pris connaissance :

- des fondamentaux spirituels de l’Assomption, à partir de St Augustin et de d’Alzon, qui se déclinent en trois caractéristiques : doctrinale, sociale, œcuménique ;

- du Père d’Alzon lui-même : ses intentions de fondateur, ses engagements, sa vie spirituelle et le développement de ses œuvres ;

- des différentes congrégations dans la continuité de d’Alzon ;

- de la spécificité spirituelle des Assomptionnistes : leur règle de vie, la fidélité créatrice, la vie communautaire apostolique, des communautés avec des hommes différents vivant l’évangile fraternellement, simplement, cordialement, en poursuivant la mission de leur fondateur.

« En résumé, en vie religieuse, la communauté n’est ni un conglomérat, ni une commodité pratique. C’est en dépit de tous ses manques, quand elle se laisse façonner par Jésus Christ, un signe évangélique de communion fraternelle, une expression trinitaire ecclésiale, un lieu humanisant, une flèche indicatrice pour ses membres et pour d’autres. Elle n’est pas un repli mais un tremplin et elle n’est pas réservée aux religieux mais élément constitutif, sous des formes à inventer, de l’alliance laïcs religieux » (Claude Maréchal, mars 2007).

Et voilà le mot Alliance. Concrètement qu’est-ce que ça veut dire?

Nous avons beaucoup échangé, envisagé des choses réalistes, utopiques, contradictoires mais toujours dans un grand respect de la parole de l’autre, de là où il en est, de ce que ça peut représenter pour lui. Nous avons aussi vécu des temps forts qui ont marqué le désir de tous, religieux et laïcs, de faire alliance. Par exemple, lors d’une célébration eucharistique, solennelle lorsque nous a été remis Livret intitulé Alliance Laïcs-religieux, contenant des textes de la Règle de vie qui nous interpellent comme laïcs et nous appellent à une collaboration plus étroite. Et encore le document de travail Chemin de vie des laïcs assomptionnistes, élaboré par la commission laïcs-religieux, qui donne des pistes pour une collaboration possible avec les religieux.

Après ces trois années, ce que nous retenons de la « volonté  politique » affichée par la congrégation se concrétise à travers des affirmations et des appels qui s’enracinent dans la vision doctrinale de Vatican II, par exemple dans Gaudium et Spes et le décret Ad Gentes sur l’action missionnaire de l’Église : « Tout comme le Christ lui-même a scruté le cœur des hommes et les a amenés à la lumière divine par un dialogue vraiment humain, de même ses disciples, profondément pénétrés de l’Esprit du Christ, doivent connaître les hommes parmi lesquels ils vivent et engager conversation avec eux… ». Voici ces trois affirmations et appels :

« Alliance, voilà le mot qui convient : ensemble, nous sommes inspirés par Emmanuel d’Alzon, enrichis par notre connaissance de cet homme et de son esprit, soutenus par la communauté, interpellés par les besoins du peuple de Dieu aujourd’hui et prêts à y répondre. Voilà ce qu’est l’Assomption aujourd’hui» (P Richard Lamoureux s’adressant aux laïcs au Chapitre Général Rome le 6 mai 2005). 

« Je choisirai le mot compagnonnage. Il signifie pour moi : avancer sur un même chemin en se soutenant mutuellement, tout en gardant sa vocation spécifique. Car il s’agit bien pour chacun de progresser avec ses richesses et ses compétences respectives. Et ainsi, travailler de concert pour le règne de Dieu» (P. Benoît Grière, avril 2008).

Et le P. Sylvain Gasser qui, le 8 mars 2009, balise ainsi le chemin de la mission : « Par notre baptême, l’Esprit Saint nous envoie. Partez, passez au-delà des frontières. Car j’avais faim, et vous m’avez donné…j’avais soif….. j’étais nu…..Priorité au dialogue en osant la réciprocité dans l’esprit de Vatican II, engager conversation avec eux … Pour que vienne son Régne , ne laissez pas l’Eglise s’endormir ».

Les chantiers lancés par l’Assomption sont très nombreux ; l’appel est fait pour (entre autres) : la Péniche ; l’Auberge de jeunesse ; la présence auprès les communautés en régions ….. Quand un viensretentit, un va n’est jamais loin. 

Quand un « Viens » retentit, un « Va » n’est jamais loin

Geneviève et Alain Marc, Montpellier

 

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