Laïcs et religieux assomptionnistes:
une ALLIANCE.
L'histoire de la collaboration entre les religieux Assomptionnistes et des laïcs qui travaillent avec eux dans des entreprises communes, et / ou qui veulent partager tout ou partie de la spiritualité assomptionniste est une bien longue histoire ! Bien évidemment marquée par l'histoire et les mentalités des différentes époques qu'elle a traversée, cette collaboration veut se décliner depuis les derniers chapitres généraux et provinciaux sous le terme de "l'Alliance".
Le passage de la « collaboration » à
l’ « Alliance » n’est pas qu’une affaire
de vocabulaire. C’est un mouvement
qui entraîne laïcs et religieux
à mieux connaître cette source qui les
pousse à une mission commune et à
s’engager dans des missions diverses. Ce
qui se vivait déjà ici ou là prend souffle.
De part et d’autre, des hommes, des
femmes s’engagent dans une aventure
dans laquelle ils aiment se risquer, en
fidélité à l’esprit de l’Assomption.
Outre la retraite annuelle et le pèlerinage
sur les pas du père Emmanuel
d’Alzon, tous les deux ans, un cycle de
formation sur trois ans a commencé en
novembre 2006, à raison de deux sessions
de deux jours par an. Les thèmes
abordés : l’esprit de l’Assomption, le
charisme propre à l’institut, son histoire,
saint Augustin. 45 personnes proches de
l’Assomption ont pris le départ.
« Vienne ton règne », une nouvelle collection
de plaquettes, simples, courtes,
belles et riches de spiritualité a vu le
jour. La première, « Découvrir la spiritualité des Augustins de l’Assomption », dit le chemin spirituel que nous
avons à suivre et permet la constitution
de petits groupes de lecture et de
prière autour d’une communauté. L’association
des « Amis des Augustins de
l’Assomption » propose également des
rencontres.
Mais l’Alliance prend aussi des chemins
plus concrets comme « Solidarité Internationale
Assomption », un groupe de
laïcs qui se met au service des communautés
assomptionnistes de la Province,
hors Hexagone, pour les accompagner,
les écouter, les aider à formuler des besoins,
élaborer des outils de réponse. À noter aussi les « Volontaires Laïcs Assomption
» qui visent à favoriser l’engagement
de laïcs associés, jeunes et
adultes, pour se mettre pour un temps
déterminé au service d’une oeuvre, en
lien avec une communauté.
D’autres, en lien avec la commission
« Justice et paix », s’activent pour prendre
des initiatives et des actions plus
proches des pauvres : présence sur le
bateau « Je Sers », lieu d’accueil et
d’écoute, groupe « partage » à Valpré,
en lien avec la Tunisie, le Salvador et
la Roumanie, pèlerinage à Lourdes pour
des personnes plus démunies, en partenariat
avec des hôteliers lourdais, « vacances
au Château » pour des familles
qui ne pourraient pas. Ce sont là quelques
facettes d’une véritable diaconie
à travers l’engagement de ces laïcs assomptionnistes.
En novembre 2007, un forum ou rassemblement
de laïcs et religieux va
avoir lieu pour ceux qui cheminent déjà
ensemble et pour ceux veulent voir et
s’engager. Ce sera à la fois un temps de
réflexion et de connaissance de ce qui
se vit, se cherche. Un désir de connaître
cette source qui fait vivre des hommes
et des femmes de notre temps et parfois
d’y mettre les mains pour en boire et
servir.
Noël Le Bousse
Voir aussi l'intervention de JF Petit, aa, lors du Forum Laïcs-Religieux tenu à Valpré en novembre 2007.
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Le mot laïc vient
du grec « laos », un
terme rare dans le
grec classique où il désigne
le peuple en tant
que masse inorganisée
(la « populace »). Les
traducteurs grecs de la
Bible hébraïque vont
l’utiliser pour désigner
le « Peuple de Dieu »,
de préférence à « demos
» (l’ensemble des
citoyens, qui a une dimension
trop politique)
ou que « ethnos » (qui
désignera les nations
non-juives). Dans la Bible,
« laos » a un double
sens : l’ensemble du
Peuple de Dieu, mais
aussi ceux qui, dans ce
peuple, n’étant ni prêtre
ni prophète ni roi
n’ont pas de fonction
sacrée spécifique. Le
mot passera ainsi dans
le vocabulaire chrétien
et c’est dans ce sens
que, à la fin du Ier siècle,
Clément de Rome emploie
le mot « laikos »
pour désigner celui qui
appartient au Peuple de
Dieu sans être prêtre.
Rare jusqu’au IIIe siècle,
« laikos » donnera laicus
en latin, puis laïc en
français, pour désigner
ceux qui, dans l’Église,
ne sont pas clercs.
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