
LES 5 ÉGLISES DE RITE SYRIEN ORIENTAL
L’Église
assyrienne d’Orient
a été fondée, selon la Tradition, par l‘apôtre
Thomas au sein de la communauté juive de
Babylone.
• Après le concile d’Éphèse (431), elle se
sépare
des autres Églises chrétiennes et essaime dans
toute l’Asie, évangélisant jusqu’en Chine.
• Ses 300 000 fidèles sont séparés
en deux juridictions distinctes, l’une autour de Sa Sainteté
Mar Denkha IV, à Chicago, l’autre autour de Sa
Béatitude Mar AddaÏ, à Bagdad.
L’Église
chaldéenne
est née à la suite de l’union à Rome, du XVIe siècle
au XVIIIe siècle, d’une partie de l’Église assyrienne.
• Dirigée par le patriarche
de Babylone
des chaldéens, Sa Béatitude Emmanuel
III Delly
(en photo), résidant
à Bagdad, elle
compte un million
de fi dèles, principalement
en Irak,
dont environ 20 000 en France, notamment à
Sarcelles (Val-d’Oise).
L’Église
syro-malabare
trouve également son origine dans l’action
évangélisatrice de l’apôtre Thomas le long des
côtes du Kerala (sud de l’Inde).
• Liée à l’Église assyrienne, elle la suit
dans le
schisme après le concile d’Éphèse (431). Unie à
Rome en 1552, mais fortement latinisée par les
Portugais, elle ne retrouvera son identité et son
rite chaldéen originels qu’en 1919.
• Dirigée par l’archevêque majeur d’Ernakulam, le
cardinal Varkey Vithayathil, résidant à Cochin
(Inde), elle compte 6 millions de fidèles, dont
2,6 millions au Kerala.
L’Église
syro-malankare
est née des syro-malabars refusant la latinisation
forcée de leur Église par les Portugais et qui
se tournèrent alors vers l’Église syriaque dite
« jacobite » (lire ci-dessous).
• Elle compte aujourd’hui 1,7 million de fidèles
autour de S.B. Mar Thomas Ier Mathieu, résidant
à Kottayam.
L’Église malankare-catholique
est née de l’union à Rome, en 1930, d’une partie
de l’Église syro-malankare.
• Elle est dirigée aujourd’hui par l’archevêque
majeur de Trivandrum (Inde), aujourd’hui
Mgr Cyril Baselios Malancharuvil, résidant à Trivandrum,
et compte 270 000 fidèles.
LES 3 ÉGLISES DE RITE SYRIEN OCCIDENTAL
L’Église
syrienne
trouve son origine dans l’Église d’Antioche où,
selon les Actes des Apôtres, « pour la première
fois, les disciples furent appelés chrétiens ».
•À la suite du concile de Chalcédoine (451), elle
se sépare du reste de la chrétienté quand, en
512, Jacques Baradaï institue une hiérarchie
propre dite « jacobite ».
• Elle compte aujourd’hui 250 000 fidèles réunis
autour de leur patriarche, S.B. Ignace Ier Zakka,
résidant à Damas.
L’Église
syrienne-catholique
est née à la suite de l’union à Rome, est issue
de
l’union à Rome, au XVIe siècle et au XVIIIe siècle,
d’une partie de l’Église syrienne.
• Dirigée par le patriarche d’Antioche des syriens, S.
B. Ignace-Pierre VIII Abdel-Ahad, résidant
à Beyrouth, elle compte aujourd’hui 100 000 fidèles,
dont environ 1 000 familles en France.
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L’Église
maronite
Jamais séparée formellement de Rome, elle est
toujours restée fidèle à la foi de Chalcédoine,
tout en résistant à la « byzantinisation » de son
rite par Constantinople. Réfugiés dans la montagne
libanaise,
les maronites renouent
avec Rome
à l’occasion des
Croisades.
• Dirigée par le patriarche
d’Antioche
des maronites, le
cardinal Nasrallah
Pierre Sfeir (en
photo), résidant à
Bkerké (Liban), l’Église maronite compte 4 millions
de fidèles, principalement au Liban, dont
60 000 en France.
LES 5 ÉGLISES DE RITE ALEXANDRIN
L’Église
copte orthodoxe
trouve son origine dans l’Église d’Alexandrie
fondée par l’évangéliste Marc et séparée
suite
au concile de Chalcédoine
(451).
•Elle compte
aujourd’hui entre
6 et 10 millions
de fidèles (dont
1 500 en France)
réunis autour de
leur pape, S.S.
Chenouda III (en
photo), qui réside au Caire.
L’Église
copte-catholique
est née après le rétablissement par
Léon XII, en
1824, d’un patriarcat copte-catholique qui ne
sera définitivement occupé qu’en 1947.
• Le patriarche d’Alexandrie est aujourd’hui S. B. Antonios
Naguib, résidant au Caire, à la tête d’une Église
d’environ 200 000 fidèles, principalement
en Égypte, dont 200 familles en France.
L’Église éthiopienne
orthodoxe
est issue de l’Église copte, qu’elle a suivie
dans son refus du concile de Chalcédoine
et dont elle
a obtenu son indépendance en 1948.
• Elle est forte de 17 millions de fidèles réunis
autour de leur patriarche (« Abuna »), S.B.Tekle
Haimanot résidant à Addis-Abeba.
L’Église éthiopienne
catholique
a été fondée en 1961.
• L’archevêque éthiopien catholique d’Addis-
Abeba est aujourd’hui par Mgr Berhaneyesus
Souraphiel. L’Église éthiopienne-catholique
compte 200 000 fidèles.
L’Église érythréenne
orthodoxe
a obtenu son « autocéphalie » de l’Église éthiopienne
orthodoxe en 1993, après l’indépendance
de l’Érythrée.
• Elle compte 1,7 million de fidèles réunis
autour du patriarche d’Érythrée, actuellement
S.B. Antoine Ier, résidant à Asmara.
LES 2 ÉGLISES ARMÉNIENNES
L’Église
arménienne apostolique
a été fondée au début
du IVe siècle par
saint Grégoire l’Illuminateur,
et s’est
séparée des autres
Églises chrétiennes
en 555, rejetant
les conclusions du
concile de Chalcédoine
(451), sans toutefois être considérée
comme monophysite.
• Elle compte aujourd’hui 6 millions de fidèles
(dont 350 000 en France) rassemblés autour
de deux catholicos : S.S. Karekine II (en photo), à Etchmiadzine (Arménie) et S.S.Aram Ier, à Beyrouth
(Liban).
L’Église
arménienne catholique
est née en 1 740 de l’union à Rome d’une partie
des Arméniens.
• Elle est dirigée par le patriarche de Cilicie des
arméniens, S. B. Nerses Bedros XIX Tarmouni,
résidant à Beyrouth, et compte 300
000 fidèles,
dont 30 000 en France rassemblés dans l’éparchie
(diocèse) de Sainte-Croix des Arméniens.
LES ÉGLISES DE RITE BYZANTIN
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L’Église
orthodoxe
s’est défi nitivement séparée de l’Église
catholique
au moment de l’excommunication réciproque
du pape et du patriarche de Constantinople
en 1 054.
• Elle est constituée de 15 Églises autocéphales :
les patriarcats de Constantinople, Alexandrie,
Antioche (siège à Damas) et Jérusalem, Moscou,
Serbie et Bulgarie, le catholicossat (patriarcat)
de Géorgie, les archevêchés de Chypre, Grèce,
Finlande et Albanie et les Églises métropolitaines
de Pologne, de la République tchèque et de
Slovaquie. Il existe aussi une Église autocéphale
d’Amérique mais qui n’est pas reconnue par toutes toutes
les autres Églises
orthodoxes.
•Toutes les Églises
orthodoxes
reconnaissent la
primauté d’honneur
du patriarche
oecuménique de
Constantinople, actuellement
S.S. Bartholomeos
Ier (en photo).
• Il y aurait environ 150 millions d’orthodoxes
dans le monde dont au moins 200 000 en France.
L’Église
grecque-catholique melkite
est issue des fidèles orthodoxes du patriarcat
d’Antioche qui, en 1724, ont choisi de s’unir à Rome.
• Dirigée aujourd’hui
par le patriarche
d’Antioche et de
tout l’Orient des
melkites, S. B. Grégoire
III Laham (en
photo), résidant à
Damas, elle compte
1,3 million de fidèles
dont 10 000 en
France.
L’Église
gréco-catholique de Roumanie
est issue de diocèses orthodoxes roumains unis
à Rome en 1 700.
• Avec à sa tête l’archevêque majeur de Fagaras
et Alba-Julia, Mgr Lucian Muresan, résidant
à Blaj (Roumanie), elle compte 750 000 fidèles
(dont environ 200 familles en France).
L’Église
gréco-catholique d’Ukraine
trouve son origine dans les diocèses ukrainiens
unis à Rome en 1 596.
• Dirigée par l’archevêque majeur de Kiev et de
Galicie, le cardinal Lubomyr Husar, elle rassemble 7
millions de fidèles (dont 30 000 au sein de
l’exarcat pour les Ukrainiens en France).
D’autres Églises orientales de rite byzantin existent aussi en Grèce, en Turquie, ou encore en Biélorussie, sans pour autant constituer des Églises orientales de droit propre.