Conseil de Province

Conseil de Province
CONSENSUS SUR LES PERSPECTIVES D’AVENIR

 

Traditionnellement, le Conseil du mois de janvier a un ordre du jour chargé. Une durée plus longue permet, en effet,  de procéder à des évaluations et de réfléchir à des orientations d’action. Si celui-ci n’a pas dérogé à cette habitude, il a cependant été marqué par l’importance des questions abordées. Dans la sérénité et le consensus.  

 

La réorganisation de la congrégation est une urgence

Le changement s’impose.
C’est une des grandes questions à l’ordre du jour du Chapitre général.
Après un large tour de table, il apparaît que tout le monde s’accorde sur la pertinence de la démarche  et l’urgence de la question En effet les structures actuelles apparaissent chaque jour de plus en plus inadaptées. Le cadre juridique des Provinces regroupe des réalités très diversifiées (nombre de religieux, étendue des territoires, capacités économiques) ; certaines sont moribondes, d’autres paraissent plus solides, mais est-ce si sûr ? Les réalités continentales sont elles-mêmes très différenciées. 
La mondialisation et la globalisation obligent à repenser nos modes d’organisation, d’autant plus que la congrégation n’a pas les ressources, ni économiques ni humaines, pour poursuivre dans les structures actuelles.

Quels critères pour inventer autre chose ? 
Il est important que la réorganisation ait un objectif : la vie religieuse et le dynamisme missionnaire. Il faut unifier la mission de la congrégation et répondre à la question « Quelle(s) mission(s) pour aujourd’hui ? ».
Il faut lui donner un corps solide, en évitant les trop grandes ruptures et en ménageant des périodes de transition. Que les nouvelles structures ne fragilisent pas les nouvelles fondations, et s’efforcent de promouvoir l’unité de la famille assomptionniste et de maintenir une certaine proximité entre les supérieurs et les religieux.

Un schéma possible
Sans ignorer les difficultés d’animation et d’organisation qu’une telle évolution suppose, il peut être intéressant d’imaginer une répartition de la congrégation par unités continentales (sauf l’Asie, encore trop jeune et trop fragile). Chaque supérieur continental serait en même temps assistant du Général. Pour son territoire, il serait lui-même assisté d’adjoints, de conseils, ou de délégués en fonction des régions et des missions spécifiques sous sa responsabilité. Une telle évolution pourrait maintenir une grande souplesse pour faciliter les relations transversales, comme maintenant entre la France, l’Afrique et Madagascar.

Les mission(s) de la Province dans les six ans à venir  

Hommes de communion ?
Le consensus est total : l’identité missionnaire assomptionniste, exprimée par la formule : « Homme de communion, proposant la foi, solidaire des plus pauvres » a été une colonne vertébrale spirituelle pour chacun et pour la Province. Claire et brève, la formule, de sensibilité augustinienne (unité, vérité, charité), est très opératoire : aussi bien comme charte d’actions et d’orientations que comme grille de lecture. Elle contribue à l’unité de la Province et à son dynamisme.
A la lumière de ce triptyque, il apparaît que les religieux de la Province ont des progrès à faire pour être vraiment des « hommes de communion ». Dans certaines communautés, il y a des dissensions, des tensions, des manques de communion et de relations, et dans la Province trop d’éparpillement et de dispersion apostoliques.
Cet objectif de communion est aussi à promouvoir et à développer dans l’Église, au niveau local et au niveau universel. Surtout dans un environnement qui change très vite et qui voit émerger de nouvelles sensibilités et de nouvelles ecclésiologies (cf. les polémiques récentes dans l’Église) ! A ce propos, le  Pèlé-National peut être un lieu privilégié de vérité et de validation.

Un programme d’actions
A partir du préalable « hommes de communion », le Conseil a décliné tout un programme d’actions :  accompagner les jeunes fondations ; de consolider les chantiers ; oser de nouvelles fondations : Amérique latine, Asie (Chine, Inde…) ; rappeler (ce qui pour certains est évident) les raisons de nos implantations en Orient, et redéfinir les missions ; préparer les jeunes à prendre des responsabilités ; promouvoir la ligne de vie religieuse qui est celle de l’Assomption ; se réapproprier l’esprit et les convictions du Vatican II, à l’occasion du cinquantenaire du concile (1962-2012), en revisitant l’histoire pour la transmettre aux jeunes générations et en favorisant une réflexion de fond sur la vie religieuse aujourd’hui.
En France, on peut s’attendre à un certain effondrement des structures traditionnelles de l’Église. Dans ce contexte, Bayard sera sans doute appelée à assumer une mission de suppléance, et à développer son travail de discernement théologique.

La formation des jeunes religieux : un vrai défi

Le nombre de jeunes en formation augmente (69 en 207, une centaine aujourd’hui), et l’âge d’entrée dans la vie religieuse est de plus en plus élevé. On compte aujourd’hui : 18 regardants, 23 postulants, 10 novices en France, 4 au Vietnam, 23 profès simples, 3 profès perpétuels, 3 diacres, 16 jeunes prêtres.

Prendre en compte les réalités
La Commission de formation a entamé une réflexion sur les étapes de la formation pour mieux appréhender les besoins et les orientations à prendre conformément aux exigences des Chapitres et de la Ratio. Pour cela, elle se doit de prendre en compte quelques réalités :
- Une grande hétérogénéité des candidats et de leurs itinéraires avant leur arrivée à l’Assomption : besoin d’intériorisation ;
- De nombreux jeunes sont formés en dehors de leur contexte d’origine ; d’autres sont réticents à s’expatrier. Comment marquer le caractère missionnaire de la congrégation ?
- L’augmentation du nombre de profès perpétuels en formation.
- L’augmentation de jeunes formateurs qui ont à peine terminé leur propre formation : comment les accompagner ?
- L’indigence de la formation apostolique pendant les études.
- La formation à l’international dans le cadre de la réforme des structures ? La CAFI est muette, et les autres Provinces ne semblent guère s’en préoccuper.

Au cours des échanges, d’autres points sont évoqués : La formation à l’animation (BAFA), à la prise de parole et à l’homilétique ; La sensibilisation au prix de la vie et à la valeur du travail (rémunéré) : beaucoup d’étudiants travaillent pour faire leurs études ; La solidarité communautaire, en participant à des services, à des travaux et à des chantiers dans les communautés (surtout pendant les vacances) ; L’initiation aux médias (stages à Bayard, sessions) ; La formation à la pastorale des pèlerinages (cf. Lourdes, Jérusalem, etc).

Une tendance à vivre au dessus de nos moyens

Désormais les budgets des communautés doivent être envoyés avant la fin de l’année en cours afin qu’ils puissent être examinés et acceptés avant le début de leur mise en œuvre (1er janvier). Les budgets 2010 révèlent un effet de ciseaux inquiétant. Pour l’ensemble des communautés (hors Lorgues et Évry) l’augmentation des dépenses est de 13% alors que les recettes baissent de 5,4%.
A titre d’exemples, l’économe provincial attire l’attention sur quelques points particuliers qu’il considère comme significatifs : les dépenses annuelles d’alimentation en communauté, d’alimentation hors communauté, de déplacements, de communications, de « frais des religieux ».
Les ressources des communautés proviennent de ressources propres (52%), et d’apports de l’économat provincial (48%). Comme en 2009, pratiquement toutes les communautés font en 2010 appel à la solidarité de la Province, pour des sommes allant de 7 000 à 500 000€. Il en est de même pour les communautés hors-Hexagone. Or, les recettes de la Province  sont en diminution régulière de 2008 à 2010, alors que les dépenses sont stables.
Le contexte économique est difficile. La richesse de la Province est une illusion, et les communautés ont tendance à vivre au-dessus de leurs moyens. C’est le cas en France, il en est de même dans tous les pays. D’où la tentation de puiser dans les fonds de  réserve qui, au départ, avaient été déclarés intouchables.

La formation des laïcs : prévoir une relève

La formation, lourde et sérieuse, s’est étalée sur trois ans pour trois groupes (A, B, C). Avec au programme pour chacun: des week-ends (à Paris et Lyon), une retraite de 2 jours, un pèlerinage sur les pas du P. d’Alzon (tous les 2 ans). Plusieurs plaquettes ont été réalisées à leur intention : 9 ont été publiées, 2 (les oblates, l’œcuménisme) sont  en cours.
On peut se réjouir de la persévérance et de la fidélité des laïcs en cours de formation .D’autres candidats attendent.
Il sera nécessaire de prévoir une relève dans l’équipe de formation, et peut-être d’envisager une formation plus adaptée pour les jeunes foyers. Et aussi de penser à un autre mode d’accompagnement pour ceux qui ont terminé la formation, sans oublier les isolés.
« Le chemin de vie » (le document est disponible pour tous) est une proposition de la Commission, qui essaie de tenir compte de la variété des itinéraires et d’honorer les besoins de vie spirituelle, de formation et de mission en lien avec l’Assomption. Deux ou trois personnes ont demandé à formaliser leur engagement. Leur souhait pourrait être exaucé le vendredi 20 novembre au soir à Valpré (fin de la première session du chapitre) au cours d’une cérémonie présidée par le Provincial.

Des laïcs participeront au Chapitre

Parmi toutes les hypothèses, une est retenue qui doit encore être étudiée plus avant. Au cours du printemps tous les laïcs pourraient être invités à une session-forum préparatoire au chapitre, avec deux pistes principales de réflexion : « Votre regard sur la mission commune. Votre regard de laïcs sur notre vie religieuse ». Ce travail serait  l’une de leurs contributions au chapitre. Ils pourraient profiter de ce rassemblement pour choisir leurs délégués (2 ou 3) qui pourraient se joindre aux deux délégués laïcs (Vincent Fauvel et Geneviève Couturier) nommés par le Provincial, pour participer au chapitre.
Le vendredi 20 novembre, tous les laïcs et tous les religieux de la Province qui le souhaitent seraient invités à venir à Valpré pour une journée-forum sur le chapitre, et pour participer le soir à l’engagement de quelques laïcs (2,3 ou plus ?) et le lendemain à la messe du Jubilé, diffusée dans le cadre du « Jour du Seigneur » sur France 2.

Le jubilé : encore plein de projets !

La première séquence, autour du 21 novembre, s’est déroulée comme prévu. La plupart des initiatives envisagées ont été réalisées. Une deuxième séquence est en cours.  Le comité de pilotage se réunit chaque mois et souhaite valoriser les initiatives autour des communautés locales.
Plusieurs ont déjà prévu des manifestations ou des rencontres : Lyon (les 21 de chaque mois), Toulouse (5 février), Nîmes (retraite en février), Pont-l’Abbé (février/avril), Lorgues (juin), Hitchin (6 mars/26 juin), Florence (à fixer). Il est aussi question d’un rallye à Paris sur les pas du P. d’Alzon (19 juin), d’une marche cet été sur les pas du P. d’Alzon, et, du 27 au 30 août (naissance et baptême du P. d’Alzon) d’un pèlerinage à Montpellier, Nîmes, Rochefort, Le Vigan à l’initiative du « Pèlerin »
Autres projets en cours ou à l’étude : édition avec Bayard d’un Beau Livre avec les photos (fin XIXème siècle) de N-D de France de Jérusalem ; organisation courant 2011 d’un colloque « Goulven Madec », avec l’Institut des Etudes augustiniennes.
Le lieu de mémoire (Nîmes) et les ouvertures officielles de l’Auberge de jeunesse et de Bucarest en juin et/ou septembre feront l’objet d’une campagne dans les médias avec l’AJIR (informateurs religieux) et la presse locale.

L’Assomption en Italie

Pour Giuliano Riccadonna on est en train de passer de « l’Assomption italienne » à « l’Assomption en Italie »  avec 5 Italiens, 3 Roumains, 1 RD-Congolais, et 3 jeunes (2 Italiens et 1 Grec).
A la demande de l’évêque de Florence, la communauté a pris en charge une église et une paroisse de la ville, San Donato in Polverosa, au cœur d’un quartier en pleine restructuration, avec trois Facultés (19 000 étudiants), le Palais de Justice, et le Palais de la Région Toscane. Par ailleurs, à la demande insistante de l’évêque, Giuliano a aussi accepté la coordination de la Pastorale universitaire de Florence (62 000 étudiants inscrits)
Pour le moment, la communauté réside toujours à Borgo Pinti. L’évêché envisage dans un avenir proche de construire et d’aménager près de l’église des espaces pour la paroisse et pour la communauté (voir page ???).

La reconnaissance légale

Maître Xavier Delsol, avocat à  Lyon, et P-E Rospide font un état du dossier et se prêtent à une batterie de questions et d’interrogations.
Actuellement, rappelle le P. Rospide, la congrégation de l’Assomption n’est pas une congrégation reconnue en France. C’est une association de fait. Pour le moment tout se passe bien, et les relations avec l’État sont sereines. Mais la situation peut évoluer, et on pourrait se trouver confronté à quelques difficultés.
Selon Maître Delsol, le contexte politique est paisible et plutôt favorable à une demande de reconnaissance légale. Un certain nombre de conseils ont été sollicités, et des contacts ont été pris à l’archevêché de Paris, au Bureau des cultes au Ministère de l’Intérieur et au Ministère des Finances.
Lorsque le dossier sera prêt, il sera à nouveau soumis au Conseil qui décidera de la suite à donner.

Le Conseil de Province s’accorde un satisfecit.

Le Conseil était invité à s’évaluer. Tout le monde s’est  félicité de son  fonctionnement depuis sa mise en place il y a cinq ans.
« L’équipe est une équipe paisible, apaisée, qui travaille et réfléchit, dans une ambiance libre et franche, fraternelle et solidaire. » Le rythme (des réunions) est bon, et son articulation avec le Conseil provincial excellente, sans clivage entre les membres de droit et les membres élus. Le Conseil a le sentiment d’être bien informé des dossiers et d’être en mesure de bien remplir ses fonctions de manière éclairée et responsable : analyse et discernement des situations, participation aux décisions et accompagnement.
Quelques citations : « C’est un temps fort, un temps d’espérance, où l’on voit croître l’Assomption. » « On est obligé d’élargir ses horizons aux dimensions de la congrégation ; dès lors on s’approprie l’ensemble des initiatives et on devient plus solidaires. » « Loin d’être une chambre d’enregistrement, c’est un vrai lieu de débats riches et enrichissants (cf. les finances, Saint-Lambert, l’Auberge, Bucarest, Layrac, etc.) ».

Parmi les questions et les suggestions, on évoque le sujet de l’information (que dire ? que taire ?) et le lien avec les communautés, le (relatif) peu de temps consacré aux communautés hors-Hexagone, une éventuelle présence des laïcs au Conseil, un temps consacré à une réflexion plus gratuite (« La vie religieuse, comment on la voit personnellement ? »).

J.M. Brochec
(d’après le compte-rendu de B. Jouanno)

EXTRAITS DU MOT D’ACCUEIL DU PROVINCIAL

Je fais une mention particulière de la demande du Chapitre que nous soyons hommes de communion (…). Je le dis à temps et à contretemps, cet aspect de notre mission est primordial. Sur lui repose la capacité de développer notre ambition apostolique. Son absence contrarie et fragilise tous nos projets. Jésus le disait « tout royaume divisé contre lui-même se dépeuple ». Soyons vigilants car aujourd’hui la communion est fragile et parfois elle fait cruellement défaut.
L’Assomption au Togo poursuit son chemin. Elle accueille 7 jeunes dont 3 postulants et il est envisagé d’ouvrir un noviciat à la rentrée de septembre prochain. Une autre étape sera la fondation d’une communauté au Burkina-Faso, si possible pour septembre 2011. Nos frères se réorganisent après le départ de Bernard Jouanno avec l’arrivée du prêtre malgache, Jean-Raphaël Razanadahy et d’un diacre congolais (Congo-Brazaville), Jean-Clotaire Malanda.

Nous avons eu la rencontre des provinciaux d’Europe qui s’est tenue à Leuven les 21-22 octobre. Nous avons réfléchi sur l’évolution de nos provinces. Il me paraît urgent de ne pas tarder car la fragilité se dévoile rapidement un peu partout. Peut-être est-il déjà trop tard pour sauver certaines réalités assomptionnistes ?
La communauté de Moscou a été conviée à réaliser son chapitre local à Denfert-Rochereau, toujours en octobre. Le départ de Vladimir a été un coup dur. Le décret de renvoi ipso facto a été signé par le père général. Vladimir avait contracté une union civile à Moscou le 28 août dernier. Pour la communauté de Moscou il est important de repréciser notre mission. Le chapitre a été un bon moment, mais nous réfléchissons au renforcement de la communauté.
En octobre, j’ai visité la communauté d’Istanbul. L’Union des Religieux de Turquie m’avait sollicité pour une conférence sur le vœu de chasteté. J’étais heureux de ce contact avec les religieux et religieuses de ce pays. Nous attendons toujours la venue du père Jules Nguru pour renforcer la communauté.
J’ai eu un très bon séjour (au Viet-Nam) avec de nombreuses rencontres individuelles de regardants, postulants et religieux. La famille de l’Assomption s’implante progressivement. Le 26 décembre, nous avons béni le noviciat Saint-Augustin de Ba Ria avec une belle participation de plus de 150 personnes dont plusieurs prêtres des environs. Il s’agissait d’une visite canonique qui m’a donné l’occasion de rédiger une longue carte de visite.
Prochainement, je prendrai la direction des Philippines où se tiendront deux rencontres importantes : un forum Assomption-Asie qui permettra aux religieux assomptionnistes de Corée, Viêt-Nam et Philippines de se retrouver, de faire connaissance et d’échanger sur la mission ; et, ensuite, une rencontre de la Commission Internationale Asie. Nous réfléchirons à la préparation du chapitre général et apporterons nos réflexions au Général pour la lettre qu’il veut rédiger pour l’Assomption en Asie.

PAUL TRAN MINH HAI, DIACRE
En marge du Conseil de Province, Paul Hai, de la communauté de Valpré,  a été ordonné diacre à l’église Saint Blaise d’Ecully, samedi 16 janvier, par Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon. Paul accomplit son stage diaconal dans cette paroisse et la cérémonie n’avait rien de marginale : l’assistance était nombreuse, faite de paroissiens, des jeunes et des animateurs des groupes de catéchèse que Paul accompagne, de nombreux vietnamiens et, bien sûr, des Assomptionnistes de Lyon et des membres du Conseil de province. Autour de l’évêque, deux autres diacres, Jean-Claude Ehrart, aa, et un diacre permanent de la paroisse, ancien élève des Assomptionnistes au Collège de La Marsa, en Tunisie.  Après son ordination sacerdotale, Paul rejoindra la communauté de Gwangju, en Corée. Il s’est déjà mis à l’étude du coréen. 

 

 

 

 

 

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