NOUVELLES D’EUROPE
Visite Canonique
AA-Info interroge le P. André Brombart, aa, Belge, Assistant général pour la Province d'Europe du Nord, qui comprend la Hollande et la Belgique
Une visite canonique a été faite dans la Province d’Europe du Nord [E.N.E], selon toi, quels aspects positifs apparaissent au septentrion de l’Assomption ?
Dans une Province où la moyenne d’âge dépasse les 70 ans, et qui compte trois religieux de moins de 50 ans sur un total de 104, il ne faut évidemment pas s’attendre à des bilans triomphalistes. Pourtant, pendant cette visite, nous n’avons guère rencontré de défaitisme ou de découragement. Bien sûr, l’environnement socio-culturel très sécularisé et la faiblesse grandissante des institutions ecclésiales, ne sont guère favorables à un essor de la vie religieuse, et des efforts d’évangélisation parfois importants reçoivent peu d’écho.
Pourtant, l’Assomption du Nord montre encore des signes de vitalité qui méritent d’être évoqués. Commençons par le haut de la carte, les Pays-Bas. Outre un certain nombre de religieux disséminés dans le pays – et même en Allemagne – généralement encore actifs en paroisse, la Région est essentiellement présente à Boxtel, où le « château » demeure une référence visible de l’Assomption hollandaise. Ledit château est en cours de rénovation profonde et des dispositifs juridiques sont à l’étude en vue de le maintenir dans le giron de la Congrégation, même lorsque les derniers religieux hollandais auront disparu. Mais le plus impressionnant est le dynamisme apporté par quelques laïcs intimement associés à la vie et à la gestion de la Région. C’est sous leur impulsion qu’un groupe réunissant quelques religieux, des laïcs assomptionnistes et, désormais aussi, des citoyens de Boxtel et des environs s’est constitué. Ce groupe organise rencontres, conférences, ciné-clubs, etc., où les questions de foi et d’engagement ecclésial sont abordées.
En descendant vers le Sud, la Flandre – appellation qui est, là-bas, préférée à celle de Belgique-Nord – se manifeste par la fidélité dans le service, paroissial notamment, de plusieurs confrères, par la présence, discrète et fraternelle, de religieux dans un environnement familier, ainsi que par l’engagement impressionnant de laïcs dans les deux établissements scolaires que compte la Région, à Kapelle-op-den-Bos et à Zepperen. Au niveau des directions, mais aussi de certains enseignants de la base, existe un attachement remarquable à l’Assomption, et un désir d’aller plus loin dans ce sens.
On peut en dire autant pour les deux collèges qui sont sous la tutelle des religieux de Belgique-Sud, à Bure et à Gosselies. Dans cette troisième Région de la Province, c’est surtout la communauté de Bruxelles, connue à l’Assomption par son lien avec la Communauté Maranatha, qui est le pôle le plus dynamique. C’est là que sont nées et se sont développées les seules vocations assomptionnistes de l’Europe du Nord depuis plus de trente ans. Une poignée de religieux aux multiples activités (paroisses, enseignement, aumôneries, groupes de jeunes, œuvres d’aide sociale, etc.) s’efforcent de maintenir un témoignage, humble mais crédible, de vie chrétienne en alliance avec des laïcs. Au centre de leur projet se trouve la vie fraternelle, le « tissu communautaire », une figure d’Eglise où tous peuvent trouver leur place.
Une Province à l’Assomption se sent solidaire des autres. Comment cela se vérifie-t-il au Nord ?
Outre le fait que les responsables de la Province participent régulièrement aux rencontres avec les autres Provinces d’Europe, il faut rappeler que de nombreux religieux de Belgique et des Pays-Bas se sont donnés à la mission lointaine, notamment en Afrique et en Amérique latine. Aujourd’hui encore, plusieurs religieux rendent des services hors de la Province, que ce soit en Afrique, au Canada, en Roumanie, ou à Rome...
Dans l’avenir et pour la préparation du Chapitre général, quelles orientations doivent-elles être privilégiées en E.N.E ?
Il y aura, bien sûr, à réfléchir aux répercussions liées aux changements que le Chapitre pourra apporter à l’organisation communautaire de la Congrégation. Il y a, assurément aussi, la place des laïcs dans la vie de la Province. Même si elle se présente selon des modalités très différentes – par exemple dans les collèges ou à la Communauté Maranatha – l’alliance entre laïcs et religieux est très présente dans la Province et elle mérite d’être développée. Enfin, le type de vie religieuse assomptionniste qui est vécu à Bruxelles, même s’il n’a pas prétention à faire figure de modèle, mérite certainement d’être encouragé.
Merci P. André Brombart
pour ce partage fraternel.
abrombart@gmail.com
Visite Canonique


Inauguration du lieu de mémoire du Père d'Alzon
Deux cent ans après sa naissance et cent trente ans après la mort de leur fondateur, les Oblates et les Augustins de l’Assomption disposent, enfin, grâce à de nombreuses aides et compétences, d’un lieu de mémoire du Père d’Alzon, à quelques pas de l’endroit où repose son corps, 28 rue Séguier, à Nîmes.
Ce lieu est appelé à accueillir des jeunes candidats à la vie religieuse assomptionniste, des religieuses et religieux, des laïcs de France et d’ailleurs, mais aussi des Nîmois qui ignorent largement cette personnalité locale internationalement connue. Il serait utile que, dans une seconde et proche étape, ce lieu soit complété par un espace d’accueil des groupes (dans le hall) et, au fond de la chapelle, par une présentation de la spiritualité du Père d’Alzon et de l’Assomption. L’ensemble sera ainsi un outil au service de la mission de la communauté des Oblates et de la communauté internationale des Assomptionnistes, voulue par le Conseil de Congrégation.
L’inauguration, présidée par les Supérieurs Généraux des Assomptionnistes et des Oblates, a rassemblé ce 27 novembre 2009 près de 300 personnes. L’évêque de Nîmes a béni les locaux avant que cette foule n’envahisse l’espace du Musée et ne s’égaye en direction des buffets préparés par l’Institut d’Alzon, admirant au passage, dans la nuit tombée, le beau chemin de lumière conduisant à la statue illuminée du Père d’Alzon, là-bas, à l’extérieur de la cour.
Le lendemain et le surlendemain, journées de portes ouvertes, ce fut un incessant mais paisible défilé de visiteurs, comme ces professeurs d’histoire de lycées publics de Nîmes, l’attaché à la Culture de la ville, des catholiques et des protestants, ou encore les propriétaires actuels de la ferme de La Valette au Vigan (ferme que le P. d’Alzon a dû se résigner à vendre, autrefois) et beaucoup de Nîmois avertis de l’événement par une pleine page de la presse locale et par des annonces dans les églises de la ville. Pour beaucoup, ce fut l’occasion de parler avec les Oblates et les Assomptionnistes présents, de se renseigner sur l’Assomption et d’aller prier sur la tombe du Père d’Alzon et de Mère Marie Correnson. Ainsi, spontanément, ils témoignaient de la pertinence du projet de réunir en même lieu trois espaces consacrés à l’accueil, à l’histoire et à la prière.
Quand les possibilités financières le permettront, un équipement en guides audio multilingues et en écrans vidéo interactifs faciliteront la visite du lieu pour tous et la connaissance du Père d’Alzon. Déjà dès le mois de mai s’annonce un groupe d’américains non francophones.
(D’après A.T.L.P n° 226, et notre correspondant local :
fr. Jean-Michel Brochec)
Pour toute visite, s’adresser à la communauté des Sœurs Oblates :
tel 04 66 76 08 94, Fax 04 66 76 24 47. e-mail : oblatesassomption@wanadoo.fr
Pour d’autres renseignements : contacter P. Jean-Daniel Gullung : jdgullung@yahoo.fr
et voir le Journal n° 4 du Bicentenaire en encart dans AAINFO n° 18.
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