Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

17. Opinion de Pougeard Du Limbert (1861)

Comme religieux, le P. d’Alzon n’a pas eu droit à des rapports de présentation de la part de ses formateurs ! Ce qui ne signifie pas qu’il n’ait pas fait l’objet d’autres notes administratives où sa personne est épinglée. Fonctionnaire relevant du ministère des Cultes, selon les obligations du Concordat, il est décrit dans quelques notes d’informations confidentielles comme un individu politiquement dangereux.

« M. d’Alzon est très intelligent et très instruit. Il est un homme du monde et de relations fort agréables. Mais ses opinions sont au plus haut point légitimistes et ultramontaines. M. d’Alzon est très dangereux ; il l’est d’autant plus qu’il est très entraînant, inflexible dans ses principes qu’il cherche à faire triompher par tous les moyens possibles. J’avais transmis ces renseignements au gouvernement à l’occasion de la nomination de M. d’Alzon aux fonctions de vicaire général. Le gouvernement ne crut pas devoir en tenir compte. Il est à désirer qu’on n’ait pas à regretter cette nomination ».

Jugement du Préfet du Gard de 1861, le Baron Henry-François Pougeard Du Limbert (1817-1898), conservé dans les Notes adressées au Ministre des Cultes (Archives Nationales Fonds F 19), reproduit dans Archives Départementales du Gard, 6 M735, transcrit dans Lettres d’Alzon, t. II, p. 14 n. 1 et Pages d’Archives, octobre 1960.

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