Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

19. Opinion de l’abbé Désaire (1871)

L’abbé Charles Desaire, savoyard d’Hauteluce, auquel l’Assomption dut l’acquisition de Notre-Dame des Châteaux en 1871, était au moment du concile de Vatican Ier le grand ami et confident de l’abbé Léon Dehon qui cherchait encore sa vocation. L’abbé Désaire qui se tourna alors vers l’Assomption – il a rencontré le P. d’Alzon à Rome à l’occasion du concile – crut expédient d’y entraîner son ami, séduit provisoirement par la personnalité et les projets intellectuels du Supérieur des Augustins de l’Assomption.

« Préparez bien vos batteries, mon bon ami, avant d’arriver, afin que nous ne prenions pas des engagements autres que ceux pour lesquels nous sommes décidés à sacrifier notre vie. Plus que jamais je vois dans le P. d’Alzon un homme de Dieu, qui veut le bien et qui acquiert de l’influence pour le faire. Mais il met je ne sais quelle gloire à se compromettre et à être compromis, comme il le dit, et il me semble que vous en serez effrayé. Enfin, venez et voyez ; puis, avant de prendre des engagements, vous examinez… ».

D’après une lettre de l’abbé Charles Désaire (1845-1910), un temps religieux assomptionniste, du 30 septembre 1871 à l’abbé Léon Dehon (1843-1925), publiée par les Pères du Sacré Cœur, dans Notes sur l’histoire de ma vie, IX, p. 81-82.

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