Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
3. Relation avec Silvio Pellico et la Marquise de Barolo (1844)
Pour des raisons familiales, l’abbé d’Alzon séjourna quelque temps dans la région turinoise durant l’été 1844. Il entra ainsi en relation avec tout ce que Turin comptait en fait d’animateurs et d’animatrices religieux à caractère social, bien introduit qu’il était par sa parenté de Roussy.
« Madame la Comtesse,
Monsieur votre frère a promis à Madame La Marquise de Barolo qu’il viendrait demain vendredi déjeuner à la Vigne ; elle vous propose, Madame, de venir demain y dîner avec Mademoiselle de Roussy. Veuillez lui faire dire par Monsieur votre frère à quelle heure vous partirez. Madame la Marquise se trouverait à Moncalier à votre passage pour vous faire voir le château qu’elle a eu le regret de ne pas vous avoir montré l’autre jour. Il lui semble que comme vous ne dînez pas habituellement chez vous, vous ne seriez que deux heures de plus séparée de M. de Puységur ; la différence ne serait pas grande, et Madame la Marquise de Barolo aurait le temps de vous voir un peu plus. En attendant, Madame la Marquise envoie quelques albums au malade pour le distraire un moment pendant que vous ne serez pas auprès de lui. Elle n’ose pas proposer à Madame la Marquise de Roussy de venir avec vous de crainte de la fatiguer ; elle ne peut pas douter de son désir d’avoir l’honneur de la voir ».
Copie et transcription de la lettre de Silvio Pellico (1789-1854) à Marie-Françoise de Puységur (1819-1869) faites d’après l’original inédit à Turin par le P. Joseph Richard A.A. (1910-1997). L’abbé d’Alzon se trouve en 1844 à Turin en famille auprès de son beau-frère malade, Anatole (1813-1851). L’homme de lettres servait alors de secrétaire à la généreuse Marquise de Barolo (1785-1864), née Juliette de Colbert Maulévrier.