Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

37. Souvenir de M. de Champvans (1896)

Le baron de Champvans, préfet du Gard en 1871 et révoqué en 1876, fut effectivement un ami personnel du P. d’Alzon qui lui tailla quand même à l’occasion quelques croupières. Ce parent et secrétaire de Lamartine (1790-1869) dont il partagea l’intimité à Saint-Point, avait quelque chose de notoirement mondain qui le différenciait du religieux. Son légitimisme s’était d’autre part fortement accru avec l’héritage de son parent, Guigue de Maisod : le P. d’Alzon n’estimait pas, lui, le domaine des convictions à la hauteur des coffres forts.

« J’ai reçu… la lettre que vous avez bien voulu m’écrire au sujet du R.P. d’Alzon, ce grand cœur, qui possédait les deux qualités maîtresses aux yeux de Dieu, qui effacent toutes les imperfections : la virginité et le détachement !

Certainement, j’ai beaucoup connu, aimé, estimé le P. d’Alzon. Nous avons même été désunis pendant quelque temps, mais Mgr Besson qui avait nos pièces a tout brûlé et nous a remis ensemble, nous n’étions rancuniers ni l’un ni l’autre.

Les souvenirs sur le R.P. d’Alzon me reviendront aisément à la mémoire, nous dînions ensemble toutes les semaines à la préfecture – de même pour l’abbé de Cabrières. J’ai là, sous les yeux, les lettres du P. d’Alzon dont je vous ai parlé et, de plus, la preuve que le Révérend Père m’avait demandé à voir le comte de Chambord, le projet n’a pu aboutir, mais je possède la réponse qui témoigne de ce désir… ».

Lettre du baron Jean-Chrysogone Guigue de Champvans (1813-1900) au P. Emmanuel Bailly, octobre 1896. Manuscrit : ACR HC 226.

 

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site