Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

41. Gli Agostiniani dell’Assunzione (1900)

Un jésuite italien, de la Civiltà Cattolica (febbraio 1900, n° 1191), le P. Salvatore Maria Brandi (1852-1915), donna un article en italien, repris sous forme de brochure ou de tiré à part, sur la Congrégation assomptionniste, alors prise dans les feux de l’actualité politique et journalistique en France. C’est le premier article en cette langue, développé et bien informé, sur la situation exposée de la Congrégation qui avait reçu des Papes Pie IX et Léon XIII de nombreuses marques d’encouragement et d’approbation.

« … Il convient donc de supposer que de telles actions, aussi glorieuses pour la religion catholique que pour la patrie, aient été ou soient ignorées de la part de ceux qui, à une Congrégation, si hautement appréciée à la face du monde civil, déclenchèrent la furieuse persécution qui conduisit au procès rappelé au début de ces pages. Déjà les effets de ces secousses se firent sentir par contrecoup en Orient : parce que (il est bon de le souligner pour qui l’ignorerait) le Turc, comme tout barbare primitif et couard, même s’il n’est pas entièrement insensible aux arguments moraux, est certainement plus qu’un autre sensible à la peur. Celle-ci remise, renaît en lui l’audace dominante sans frein. Le Vali, c’est-à-dire le gouverneur musulman de Brousse, interdit sous peine de prison et d’amende aux familles d’envoyer leurs enfants aux écoles des Pères de l’Assomption ; et immédiatement les deux tiers des élèves, c’est-à-dire tout le contingent ottoman, ont déserté le collège de fait décrié et mal vu par tout le pays.

Ainsi, quelle que soit pour finir l’issue du jugement que se déroule actuellement à Paris, les Assomptionistes pour lesquels nul français ne pourra dénier leur ardent amour pour la religion, l’honnêteté et la France, pourront toujours, condamnés ou isolés, exilés ou dispersés, retourner à leur endroit, à l’adresse de leurs concitoyens, amis ou ennemis, les paroles de l’Apôtre : ‘Faites-nous place en vos cœurs. Nous n’avons fait tort à personne, nous n’avons ruiné personne, nous n’avons exploité personne. Je ne dis pas cela pour vous condamner. Je vous l’ai déjà dit, quel que soit notre sort, vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort’  »  d’après 2 Co 7/2-3.

S.M. Brandi, Gli Agostiniani dell’Assunzione, Un po’ di storia, Roma, 1900, 62 pages.

 

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site