Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
49.
Les Augustins de l’Assomption (1928)
Nommé Supérieur général en 1923, le P. Gervais Quenard (1875-1961) qui allait être retenu pour un deuxième mandat en 1929, présida à un vigoureux développement de la Congrégation jusqu’en 1952, non seulement en France où elle avait pu retrouver ses racines dès avant la fin de la première guerre mondiale, mais également dans le monde. En 1923, une page avait été tournée, non sans douleur ; des provinces avaient été établies, les Constitutions approuvées par Rome.
« La Congrégation des Augustins de l’Assomption divise son histoire en trois étapes qui, humainement, se sont achevées par des désastres.
Née en 1845, elle vit son fondateur, le P. d’Alzon, s’éteindre en pleines expulsions de 1880.
Le P. Picard, son second Supérieur général, condamné, avec ses fils, à disparaître de France, avant même la grande proscription de 1901, alla mourir à Rome.
Le troisième Supérieur, le P. Emmanuel Bailly, succomba à la fin de la guerre où la moitié de ses religieux se trouvaient sous les obus et les gaz asphyxiants.
Mais les victimes tombées sur les divers champs de dévastation furent chaque fois la semence de nouvelles générations. Celles d’aujourd’hui s’efforcent de suivre leurs premiers chefs, d’abord dans l’idéal inviolable de leur vie religieuse, ensuite dans l’apostolat où leur petite troupe doit poursuivre, après des grandes armées de l’Eglise militante, la lutte incessante pour le règne de Dieu et le salut des âmes.
Notre dessein en ces quelques pages est d’évoquer rapidement l’histoire de ces religieux et de souligner les traits qui semblent constituer la physionomie de la famille assomptioniste ».
D’après Les Augustins de l’Assomption, Origines, Esprit et organisation, Œuvres, Paris, B.P., 1928, pages 5-6.