Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

5. Première présentation de l’Assomption en anglais (1849)

Statue de Notre-Dame de Salut C’est par le collège de l’Assomption que la Congrégation des Augustins de l’Assomption est entrée dans l’histoire ; elle lui doit même une partie de son nom. Cette notoriété et cette influence restèrent cependant de dimension locale. En cherchant à étendre sa congrégation en d’autres villes françaises et même sous d’autres cieux par-delà les frontières politiques et culturelles du temps, le P. d’Alzon tenta de lui donner, avec l’aide et à l’exemple de celle des Religieuses de l’Assomption, la possibilité d’une extension vraiment ‘catholique’, c’est-à-dire déjà internationale.

«… Déjà Dieu a béni les humbles commencements de cet Ordre. Il y a quelques années que ses membres ont formé un collège dans le Midi de la France, sous la direction d’un Vicaire général de Nîmes, M. l’abbé d’Alzon, à qui Dieu a inspiré ce pieux dessein. Là, ils se préparent dans le silence à leur sainte vocation ; là ils mènent une vie de pauvreté et de travail, unissant les exercices de l’état religieux à l’instruction et au soin des élèves, ils acquièrent ainsi, avant de fixer les Constitutions de l’Ordre, la double expérience de leurs obligations religieuses et des devoirs actifs que l’éducation impose. Pour se mettre sous la protection d’une règle ancienne ils ont, à l’exemple de beaucoup d’autres ordres dans l’Eglise, accepté celle de saint Augustin. Ils récitent ensemble l’Office divin, et leur vie est aussi mortifiée que leurs devoirs actifs peuvent le permettre. Sa Sainteté le Pape Pie IX, instruit de leur dessein, leur a fait parvenir par l’un des Cardinaux qui entourent sa personne, des paroles d’encouragement et de haute approbation. Il a particulièrement témoigné sa confiance entière et sa bienveillance à l’égard de l’Ecclésiastique qui dirige le petit troupeau, l’assurant que tout ce qu’il demanderait à Rome lui serait accordé.

Toutefois, malgré son désir d’obtenir pour ses projets, la pleine et publique sanction promise avec tant de bonté par le chef de l’Eglise, M. l’abbé d’Alzon, suivant en cela l’exemple de saint Vincent de Paul, attend pour la réclamer, que le temps et l’expérience pratique des règles en aient démontré et confirmé le mérite.

Copie et transcription de l’écrit composé en anglais par une Religieuse de l’Assomption, au bénéfice de l’Assomption de Nîmes pour la faire connaître en Angleterre. Texte repris par M. Germer-Durand (1812-1880) : Lettres d’Alzon, t. C, pages 713-720. Texte anglais et traduction française dans Pages d’Archives, mai 1958, nouvelle série, n° 8, pages 207-213.

 

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