Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

56. Les Assomptionnistes d’après Jean Monval (1939)

Réélu en 1935, le P. Gervais Quenard pouvait regarder sa famille religieuse, aux effectifs jeunes fortifiés, rayonner un peu partout et la croire affermie durablement. En 1935, de nouveaux champs missionnaires après celui du vaste Congo lui sont assignés : en Tunisie, au Brésil et jusqu’en Chine. En lien avec le P. Rémi Kokel (1886-1973), alors Assistant général et ancien Provincial de Paris, il est demandé à un publiciste alors en vogue, Jean Monval (pseudonyme de Mondain), de publier un nouvel état, actualisé, de la Congrégation dans une collection qui présente à un large public les différentes familles religieuses. Un esprit renouvelé porte alors des courants ecclésiaux dynamiques dans la mouvance de l’Action catholique. On est alors pourtant, sans s’en douter, aux portes d’un second cataclysme mondial.

« L’Assomption est, maintenant, répandue dans toutes les parties du monde. Elle a vu ses effectifs plus que doublés depuis la guerre. Hier, dans le Proche-Orient, dans les deux Amériques, s’étendant de plus en plus en Europe, elle a aujourd’hui ses postes en Afrique, et dans l’Extrême-Orient jusqu’en Mandchourie. A ses 1.350 religieux occupés à des œuvres multiples en plus de 100 maisons, 20 pays et 60 diocèses, il faut ajouter les divers groupes de la grande famille Assomptionniste : les 1000 Religieuses de l’Assomption dont la vie est partagée entre l’office de Marie en leur demi-clôture, et l’office de Marthe en leur apostolat de haute éducation ; les 600 Oblates, fidèles à leur mission d’auxiliaires directes des Assomptionnistes avec leurs œuvres très diverses : écoles, hôpitaux, dispensaires, ouvroirs etc. ; les 1500 Petites-Sœurs garde-malades, avec leurs nombreux assistés, leurs auxiliaires et tout le peuple de leurs convertis ; les Orantes, chargées de prier sans cesse pour tous les membres et pour toutes les œuvres de l’Assomption ; les Sœurs de Jeanne d’Arc, vouées au service temporel et spirituel des prêtres.

Il ne faut pas oublier non plus les amis du dehors, les ‘auxiliaires’, qui désirent vivre de l’esprit de la Congrégation et, associés à ses œuvres par des aumônes et par des prières, participent à ses mérites. Ceux qui aspirent à un lien plus officiel et plus intime encore peuvent demander leur admission dans le Tiers-Ordre, sous le patronage de saint Augustin, pour vivre de sa doctrine et de son esprit de charité, d’amour de Dieu et du prochain… »

Extrait du livre de Jean Monval, Les Assomptionnistes, Paris, Grasset, 1939, pages 176-177, dans la collection Les grands Ordres monastiques et Instituts religieux n° 28.

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