Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
62. Le P. d’Alzon en images (1951)
Le P. André Sève (1913-2001), alors P. Marie-Paul en religion, rédacteur en chef à la Bonne Presse de la revue pour jeunes ‘Bayard’, eut, le premier, l’idée de populariser la vie du P. d’Alzon à la mode attrayante d’une bande dessinée. Il en écrivit le texte et en confia l’illustration à Loys. Elle parut sous le titre évocateur : Emmanuel d’Alzon, le Lion des Cévennes, puis en 1958, dans une deuxième édition, sous celui de ‘Sans peur et sans reproche Emmanuel d’Alzon’. Depuis cette bande dessinée a été traduite par le Fr. Carlos Rubina (1921-2006) au Chili en espagnol : Manuel d’Alzon un hombre sin miedo y sin tacha Fundador de los Padres Asuncionistas, accompagnée en seconde partie d’un texte dû à des religieux belges : Virtudes de nobleza traduit par le P. Héctor Garcia. Une troisième vie lui a été donnée au Congo R.C. en 1990 dans une adaptation réalisée par Gervais Djocky Star. Le P. Bisson (1893-1973) popularisa le genre ‘expositions’, au moyen de photographies, de médailles, de diapositives ou d’albums. Puis à partir des années 1990, vidéo, cassettes, audio-visuels, films, livrets imagés sont venus compléter ce mode de communication en vogue.
« J’ai reçu, il y a quelque temps, la visite d’un très élégant jeune homme.
Il était si beau qu’on aurait dit qu’il sortait d’une boîte de joujoux.
Les cheveux bien pommadés, la figure soigneusement rasée… une jaquette du bon faiseur… et un pantalon !… Oh ! ce pantalon, avec un pli d’une ligne suprême… Et des souliers !… Et un parfum léger, si léger ! Je crois que c’était celui du réséda ou de la violette des bois… Mais je n’en suis pas sûr.
Oui, qu’il était donc beau, ce jeune homme !…
Mais figurez-vous qu’il était triste…, si triste !…
C’était même pour cela qu’il venait me voir. Et il m’expliqua les choses… Alors, pris de pitié devant cette nullité dorée, je lui ai raconté l’histoire que vous allez lire…, l’histoire véridique, passionnante, et que l’on boit comme un vin fort !
Il était un jeune homme comme vous. Lui aussi était riche, beau, bien habillé ; et sa famille habitait à Lavagnac, un grand château. Il était gai, sportif, malicieux, montait à cheval et savait aussi bien chasser que jouer aux boules… ».
Extrait de la Préface de la B.D. du P. d’Alzon par le P. Sève, préface écrite par Pierre L’Ermite (Mgr Loutil).