Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
65. Les Oblates de l’Assomption d’après Maria de Crisenoy (1955)
La Congrégation-sœur des Oblates de l’Assomption avait connu une rude épreuve en 1882. Fondée par le P. d’Alzon en 1865 avec l’appui de Mère Correnson (1842-1900), elle avait vécu le drame d’une scission entre la branche historique de Nîmes et celle distincte de Paris, établie par le P. Picard avec l’aide Mère Marie du Christ de Mauvise (1845-1922). Le P. Gervais Quenard prit à cœur de favoriser l’union des deux branches réalisée en 1926, sous une direction unique, celle de Mère Berthe-Marie Paré (1860-1936).
« Les Oblates de l’Assomption, Religieuses missionnaires, sont donc ainsi appelées depuis l’approbation définitive de leur Congrégation, obtenue le 3 juillet 1934 ; à cette même date, Rome approuvait, à l’essai, la révision du texte de leurs Constitutions, mises en harmonie avec le nouveau Code de législation canonique. Celles-ci reçurent l’approbation définitive du Saint-Siège, après les vicissitudes de la Guerre mondiale de 1939-1945, par le décret de Rome du 27 octobre 1947.
L’Institut est de droit pontifical depuis fort longtemps. La branche primitive de Nîmes a reçu le Bref de louange en 1893. Le décret de Rome, en date de juin 1926, qui opérait la réunion des deux branches, conférait de plein droit à la branche de Paris tous les avantages de cette situation juridique.
Actuellement, l’Institut des Oblates de l’Assomption est divisé en provinces, qui embrassent onze pays ; il comprend cinquante maisons en pleine activité, au nombre desquelles ne figurent pas les fondations de la Province désolée de l’Europe Orientale, promises jadis à un puissant développement en Roumanie, Bulgarie, Yougoslavie. La persécution communiste y a brisé toutes les œuvres d’apostolat et les Sœurs, même indigènes, ont été ou dispersées ou expulsées… ».
Extrait du livre de Maria de Crisenoy, Les Oblates de l’Assomption. De l’Orient désolé et des Chrétientés d’Occident à l’essor des Eglises noires (1865-1954), Paris, Grasset, page159, dans la collection Les grands Ordres monastiques et Instituts religieux n° 45.