Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

7. Annonce dans L’Univers de l’ouverture d’un collège A.A. à Paris (1851)

Melchior Du LacEn 1851, le P. d’Alzon qui connaissait le pouvoir d’attraction de la capitale, décida de donner suite aux sollicitations en ce sens de Mère Marie-Eugénie de Jésus (1817-1898), laquelle souhaitait de longue date recevoir le soutien spirituel d’Assomptionnistes pour les Religieuses de son couvent parisien et maison-mère (Impasse des Vignes, puis Chaillot). Le consentement de l’archevêque de Paris, Mgr Sibour (1792-1857), fut acquis sans peine. Un ami du P. d’Alzon, journaliste à L’Univers, se chargea de la publicité nécessaire.

« Voilà une bonne nouvelle : à la rentrée des classes, Paris comptera un collège de plus, un collège qui offre aux familles toutes les garanties que peuvent désirer des parents chrétiens. La maison de l’Assomption est fondée par M. l’abbé d’Alzon, vicaire général de Mgr l’évêque de Nîmes et membre du Conseil supérieur de l’Instruction publique. Elle demeurera sous sa direction. Les maîtres, prêtres et laïques, que M. d’Alzon a envoyés à Paris pour cette œuvre ne sont point nouveaux dans l’enseignement ; il les a formés lui-même et les a longtemps éprouvés dans sa maison de Nîmes, comme dans tout le Midi de la France, et par la force des études et par l’énergie de l’éducation, ils ont été élevés à un si haut point de prospérité (sic). Il est des noms et des œuvres qui se recommandent par eux-mêmes, il est donc inutile de rien ajouter aux indications qui précèdent, et nous nous contentons de mettre à la suite la plus grande partie d’un rapport lu par M. l’abbé d’Alzon, à la dernière distribution des prix de sa maison de Nîmes. Ces citations nous paraissent très propres à faire sentir comment il comprend l’éducation et l’enseignement, et dans quel esprit il dirige les maîtres qui se sont mis sous sa direction et les élèves que lui confient les familles. D’autres raisons nous engagent d’ailleurs à citer ce rapport remarquable. On y trouve des renseignements précieux sur l’état présent de l’instruction en France et sur ce qui peut être fait dans un avenir prochain pour rendre cette situation meilleure. M. l’abbé d’Alzon a eu soin de ne pas dépasser les limites de la discrétion que lui impose son titre de membre du Conseil supérieur de l’Instruction publique, mais ce titre n’en donne pas moins à ses paroles plus d’intérêt et d’autorité… ».

Autographe de l’article de Melchior Du Lac (1806-1872) pour le journal L’Univers, daté du 21 juillet 1851 (ACR DH 131).

 

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site