Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
70. Le P. d’Alzon et l’apostolat intellectuel (1960)
Le 5 juin 1960, fête de la Pentecôte, le cardinal Secrétaire d’Etat, Domenico Tardini (1888-1961), du Pape Jean XXIII (1881-1963), qui fut le dernier cardinal protecteur de la Congrégation, était reçu à la maison généralice de l’Assomption à Rome par le P. Wilfrid Dufault (1907-2004). Il salua la mémoire du P. d’Alzon en ces termes :
« Si vous me demandiez maintenant quel est le motif fondamental de la vive satisfaction que j’éprouve en ce moment, je vous répondrais que ce motif s’identifie avec ce qui fut le principe inspirateur et constitue la note caractéristique de votre congrégation. Votre fondateur, dans le désir de concourir à l’avènement du règne du Christ, voulut rassembler en une famille religieuse des prêtres qui se consacreraient de façon particulière à l’étude et à l’apostolat doctrinal. Ce fut l’idée centrale, l’idée-mère comme on dit aujourd’hui, qui donna à votre congrégation sa physionomie particulière : idée qui n’exclut pas d’autres activités apostoliques, mais qui les inspire toutes, les soutient et les vivifie. L’apostolat des intelligences est l’apostolat le plus noble, le plus utile et le plus large… Soutenus par les trois grands amours que le P. d’Alzon laissa en précieux héritage à ses fils : l’amour du Christ, l’amour de la Vierge sa Mère, et l’amour de l’Eglise son épouse, vous apporterez une contribution toujours plus grande à la défense, à la diffusion et au triomphe du règne de Dieu, fidèles en la prière, mais aussi en l’idéal et dans le programme de votre fondateur : Adveniat regnum tuum ! ».
Extrait de l’allocution du cardinal Tardini à l’Assomption de Rome, d’après La Documentation catholique, 3 juillet 1960, n° 1331, col. 831-834.