Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
71. Le P. d’Alzon, un géant (1960)
Le P. Saint-Martin Saint-Martin (1899-1980) fit imprimer en France en 1960 un petit livret de 24 pages, intitulé Sur les Crètes, présentant le P. d’Alzon et l’Assomption, dans les dimensions internationales de sa vie et de sa mission.
« Emmanuel d’Alzon naquit le 30 août 1810 d’une famille noble, plus noble encore par le cœur que par le rang social.
Elevé dans une haute atmosphère de charité, l’enfant perçoit rapidement la détresse des âmes, et comprend que le seul moyen de se vouer efficacement au peuple, est de lui consacrer sa vie. Il sera prêtre.
Ordonné en 1834, l’abbé d’Alzon commence son apostolat à Nîmes, dont il est bientôt nommé vicaire général, charge délicate qu’il assumera durant 45 ans. Plusieurs fois, il refuse la mitre. Son rêve est de créer des bataillons généreux, tout équipés pour affronter le monde des révolutions. Comme les œuvres ne prennent leur envergure que par les hommes qui s’y consacrent, le jeune abbé se décide à fonder une pléiade de congrégations religieuses auxquelles il assignera une spiritualité de noblesse, émanation spontanée de son propre caractère. Il veut des âmes taillées en force, dont l’idéal se résume en une devise d’intransigeant et noble servage : A.R.T. ‘Que votre règne arrive’.
Ce géant meurt au moment où les persécuteurs frappent à la porte de sa pauvre cellule d’agonisant, le 21 novembre 1880. Il s’en va, comme Notre-Seigneur, à l’heure où la lutte est fortement engagée, à l’heure où son sacrifice va donner aux œuvres multiples créées par son génie, leur rayonnement et leur efficacité ».
Extrait du livret Sur les Crètes, L’Assomption à travers le monde, Maldegem, 1960, pages 2-3.