Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
78. Le centenaire de la mort du Père d’Alzon (1980)
Les célébrations du centenaire de la mort du P. d’Alzon en 1980 ont donné lieu à de nombreuses commémorations et à des productions marquantes : le livre du P. André Sève (1913-2001), Ma vie, c’est le Christ, le Colloque d’Alzon à Paris : Emmanuel d’Alzon dans la société et l’Eglise du XIXème siècle, et la série plus étendue des onze Cahiers du Centenaire. Nous retiendrons pour notre part ce témoignage du Cardinal Agostino Casaroli (1914-1998) :
« S’il est vrai que les plus remarquables disciples du Seigneur ont bien des traits communs, certains d’entre eux donnent l’impression d’avoir réuni, en une synthèse vivante et séduisante, les caractéristiques d’un certain nombre de leurs frères quant à la vie chrétienne et à la sainteté. Votre fondateur fait d’emblée penser à l’apôtre Paul, radicalement saisi par le Mystère du Christ et de l’Eglise, mais également à saint Augustin, le chercheur anxieux et amoureux de la vérité de Dieu ; à saint François, l’adorateur de la Passion du Christ ; à saint Dominique, pourfendant les ténèbres de l’erreur et de l’ignorance religieuse ; à saint Ignace, lâchant la carrière militaire pour devenir soldat de Dieu. Comme eux, Emmanuel d’Alzon s’est laissé envahir par le Christ, habiter par lui. Comme pour eux, cette identification s’est réalisée au prix d’un dépouillement total de lui-même… ».
Extrait de la lettre du cardinal Casaroli au P. Hervé Stéphan à l’occasion du centenaire de la mort du P. d’Alzon, d’après La Documentation catholique, 21 décembre 1980, n° 1798, page 1179.