Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
8. Opinion d’Isaure Varin d’Ainvelle (1853)
La famille Varin d’Ainvelle, amie du P. d’Alzon et gardoise au XIXème siècle mais originaire de Franche-Comté, comme les deux premiers évêques du diocèse de Nîmes du XIXème siècle, habitait la région d’Alès dans le Gard. Mme Varin (+ 1882), femme pieuse et dévouée aux œuvres d’animation catholique, voulut entrer dans le Tiers-Ordre de l’Assomption, déjà développé par les Religieuses à Paris. Une des filles du couple, Isaure, consigna ses souvenirs d’enfance et de jeunesse, avant d’entrer elle-même au couvent des Religieuses à Chaillot.
« Le P. d’Alzon avait 45 ans environ [exactement 43] et il était dans tout l’éclat de son talent, de son esprit, je dirais presque de ses illusions sur les beaux et bons côtés de la nature humaine. Notre chère Mère générale devait avoir 35 ans et maman 36 ; ses conversations avec ma mère complétaient les instructions du P. d’Alzon, en ramenant cette spiritualité si élevée à la pratique de la vie de tous les jours. Ma mère passait toute la journée à l’Assomption et racontait le soir à mon père et à moi quelques-unes de ses impressions. Mes 14 ans me permettaient de comprendre un peu que tout cela était très beau et très saint ; puis ma mère rapportait des livres que je grillais d’envie de lire, comme sainte Thérèse et sainte Catherine de Gênes ».
Texte tiré des Souvenirs d’adolescente d’Isaure Varin d’Ainvelle (1838-1890), devenue Religieuse de l’Assomption sous le nom de Sœur Jeanne-Emmanuel, texte concernant les exercices d’une retraite donnée à Chaillot par le P. d’Alzon en février 1853 aux Religieuses de l’Assomption et aux Tertiaires. Lettres d’Alzon, t. I, p. 250 n. 1.