Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

90. L’Assomption à son 150 ème anniversaire (2000)

La Province assomptionniste de France voulut commémorer les 150 ans de la Congrégation en proposant une sélection de textes d’époque, jalonnant sa route en trois étapes de 50 ans : 1850-1900, 1900-1950 et 1950-2000. Des textes ont donc été choisis dans la littérature familiale, en fonction de leur intérêt pour la vie et l’apostolat.

« D’un dynamisme apostolique que n’entame pas l’adversité des idées ou des mentalités et qui ne s’effraie pas de la disproportion des forces en présence, à la suite du P. d’Alzon et de ses premiers fils, cette poignée d’hommes entreprenants ne reculent devant aucun chantier, souvent sans grands moyens, sans forte préparation. Du monde scolaire de l’enseignement, leur premier horizon, ils sont lancés ou se lancent progressivement dans celui de l’édition, de la presse populaire, des grandes manifestations de foi (prières publiques, pèlerinages), de la prédication, de la mission lointaine en terre inconnue ou méconnue : l’Australie, l’Orient, le Nouveau Monde, et des formes jamais taries de l’apostolat social (orphelinats, alumnats, pastorale des marins et des milieux défavorisés). L’action publique les hante : ils sont habités par une foi qui ne semble s’émouvoir ni de l’échec humain qui paralyse ni de l’amour-propre qui fait reculer. La passion du Royaume les rend attentifs au monde nouveau qui naît sous leurs yeux, alors même que leur formation humaine, intellectuelle ou spirituelle les rive encore aux mirages des temps anciens.

L’Assomption est née au pays de la foi, celui de l’Evangile du Christ qui peut transformer des vies humaines, historiques et contingentes, en étoiles posthumes. Prenons le chemin de leurs vies ; il ne nous protège pas de leurs ornières, mais il nous entraîne dans ce sillage sur les routes d’un présent toujours inachevé et toujours à construire ».

Extrait de la 1 ère préface de Mémoire Assomptionniste, Editions du Bugey, 2000, page 8.

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site