Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

91. Emmanuel d’Alzon Une vie chevaleresque (2000)

Pour l’année symbolique 2000 (150 ème anniversaire des A.A. et centenaire de la mort de Mère Correnson), une Oblate de l’Assomption, Sœur Thérèse-Marie Foy, déjà auteur d’un très bel album sur le P. d’Alzon à Paris en 1950, s’attacha à présenter la vie du Fondateur de l’Assomption grâce principalement à de nombreuses sélections de sa correspondance, dans un style simple, vivant et imagé, à la façon de portraits variés et coloriés, avec un ton très humain.

« ‘Une vie chevaleresque’… Dès qu’on évoque Emmanuel d’Alzon, c’est en effet l’image d’un chevalier qui surgit : loyal et fier, généreux, fidèle et dévoué, entièrement donné à son suzerain…

C’est ainsi que l’ont vu tous ceux qui l’on dépeint. On a pu caractériser sa vie comme ‘La geste du chevalier’. Un romancier, ancien élève de l’Assomption de Nîmes, a donné ses traits à l’un de ses personnages qu’il a nommé Emmanuel de Villepreux. Il suffirait d’aligner quelques titres des Croquis du P. d’Alzon de l’abbé Galeran, pour voir se dessiner cette image du chevalier. Emmanuel d’Alzon lui-même a souhaité laisser à ses disciples un esprit imprégné des vertus de la chevalerie : loyauté, audace, générosité, désintéressement, fidélité indéfectible à leur suzerain, le Christ, et à son Eglise.

Rien d’étonnant donc qu’à l’auteur de cette biographie de l’an 2000 soit venue également cette image du chevalier.

Mais Emmanuel d’Alzon n’a rien d’un Don Quichotte, perdu dans les nuages. S’il conçoit de grands projets, il détermine des objectifs bien concrets. S’il exige beaucoup de ses fils et de ses filles, il sait se montrer très humain : sensible aux charmes de la nature et aux beautés de l’art, père aimant et attentionné, ami fidèle. Il se révèle même gentilhomme campagnard très proche de ses gens, s’y entendant en luzernes et en seigles, sachant calculer des prix de revient, parler de vigne et de mûrier et nullement indifférent aux progrès des méthodes agricoles… ».

Extrait de la préface du livre, donnée par le P. Désiré Deraedt (1923-2002), page 3.

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