Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 5

Le P. d’Alzon et l’Assomption vus par des contemporains, des historiens et des Assomptionnistes

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

94. Prier 15 jours avec Emmanuel d’Alzon (2003)

D’un simple propos de table avec François Vayne, rédacteur en chef du Magazine Lourdes, par un beau jour de mai 2002, est née l’idée de ce livre, comme une intuition longtemps portée et venue à maturité : une gestation sans doute longue mais une parturition dans la joie en quinze jours. Le livre est construit à partir d’une présentation articulée de la spiritualité assomptionniste. Il s’ouvre et se ferme sur le thème majeur de l’amour trinitaire et christologique, déclinaison de la Trinité. Puis il égrène les notes augustinienne et mariale de cette spiritualité dont la prière est la porte d’entrée, avant de s’attacher aux caractères et aux directions privilégiées de l’apostolat à l’Assomption (unité, cause de l’Eglise, mission lointaine). La vie concrète du Père d’Alzon inspire et illustre cette démarche spirituelle, lui qui a porté la foi dans le combat de la croix, avec le souci de l’actualisation et la ferveur de l’amitié. L’histoire retient son sens d’une mission partagée avec des laïcs et sa préoccupation de fournir à l’Eglise des ‘permanents de l’Evangile’. Aussi cette spiritualité profondément enracinée dans l’amour de conception trinitaire mais d’expression christocentrique, se vit-elle au quotidien dans l’incarnation d’une vocation et d’une mission parfaitement ecclésiales.

« Emmanuel d’Alzon a fait à l’Eglise le don plein de sa vie. Il aimait redire son triple enracinement ecclésial ou ses trois naissances spirituelles : son baptême en l’église Saint-Pierre du Vigan (2 septembre 1810), rappelé chaque année comme son vrai anniversaire, son ordination sacerdotale à Rome (26 décembre 1834) au terme d’une souffrance éprouvante en raison de son amitié avec Lamennais, et son choix de la vie religieuse à Noël 1845, réapparition de l’étoile dans la fuite du temps. Baptisé, prêtre et religieux ne sont pas simplement trois termes successifs dans sa vie, ce sont les trois jalons d’un parcours réactivé sans cesse sous le soleil de la grâce. Ils disent l’intériorité de foi de cet homme de Dieu comme l’exprime ce résumé de sa pensée donné à l’esprit de l’Assomption : Aimer le Christ, la Vierge et l’Eglise, vivre tout Jésus-Christ, assorti de la devise lapidaire toute évangélique : Faire advenir le Règne de Dieu en nous et autour de nous. L’esprit qui anime le P. d’Alzon lui est inspiré par cette foi-amour qui déborde toute frontière, tout diocèse, tout pays ou tout continent, pour lui-même, pour les combats qu’il mène et pour les champs apostoliques qu’il assigne à ses deux congrégations.

Une foi-amour, vaste comme la prière apostolique, universelle comme l’Eglise, unifiée comme sa vie ».

Extrait du livre du P. Jean Paul Périer-Muzet, Prier 15 jours avec Emmanuel d’Alzon Fondateur des Assomptionnistes, Nouvelle Cité, 2003, pages 11-12.

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