L'Assomption : Les Assomptionnistes, les Oblates.
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
Il est assez regrettable que cette figure majeure de la première Assomption n’ait jamais tenté un biographe de talent, car elle mérite vraiment d’être tirée de sa relative obscurité.
Souvenirs 1885, n° 40, pages 231-236 ; n° 41, page 239.
La Croix 1885, n° 509, p. 1. Les Missions catholiques, 1885, pages 103, 107-108
Circulaire du P. Picard, 1er mars 1885, n° 20, reproduite in extenso dans L’Almanach du Pèlerin, 1886, pages 22-23.
Polyeucte Guissard, Portraits Assomptionistes, pages 45-46.
Pages d’Archives 1957, n° 6, pages 129-143.
D.H.G.E., t. XIX, col. 700-703 (article de Burg).
J.P. Périer-Muzet, Notices Biographiques des Religieux de l’Assomption, t. II, Rome, 2000, pages 1189-1190.
Les écrits répertoriés du P. Galabert ont été dactylographiés dans les années 1950 et forment une collection de 13 volumes, représentant 3795 pages (ACR).
Ont été édités, grâce au P. Charles Monsch, deux tomes du Journal du P. Galabert (Vingt-deux années parmi les Bulgares), en version bilingue, française et bulgare, Sofia, 1998 et 2000 (correspondant aux années 1862-1869) : AA Informations, 1995, n° 151, page 14.
Il n’existe pas, à notre connaissance, de documentation spécifique en anglais et en espagnol concernant le P. Victorin Galabert.
Pour des raisons évidentes, la mémoire du P. PERNET dont la cause , ouverte en 1924, a été introduite à Rome en 1931 - le P. PERNET a été déclaré Vénérable en 1983, huit ans avec le P. d’ALZON -, a surtout été activée et actualisée par les Petites Sœurs de l’Assomption qui ont répertorié tous ses écrits déjà dactylographiés ou imprimés et ont constitué une banque informatique spécifique : PERNET-FAGE. Du fait de la diffusion internationale de cette congrégation, on trouve une documentation appréciable sur le P. PERNET dans les principales langues, notamment anglaise, espagnole ou encore italienne, sous forme de livres, de brochures et plaquettes. Il est bon de s’adresser directement à la Congrégation des P.S.A. pour en avoir aujourd’hui une approche actualisée. Signalons simplement ici :
L’Assomption et ses œuvres et Souvenirs, 1899.
Rondelet, Le P. Etienne Pernet, 1901, 352 pages.
Sœur Marie-Humberte, Le P. Pernet, 1954, 30 pages. On doit aussi à Sœur Marie-Humberte le livre Telle fut sa mission, 1962, dont il existe une version anglaise : Such was his Mission. Lettre à la Famille, 1963, n° 350, page 384.
Agnès Richomme, Etienne Pernet et les P.S.A., Fleurus, 1958, 48 pages (biographie illustrée).
Rémi Kokel, Etienne Pernet, Paris, rue Violet, 1962, 42 pages.
P. Touveneraud, P. Etienne Pernet. Hier et aujourd’hui dans Pages d’Archives, avril 1966, 160 pages.
Tous les documents autographes du P. Pernet, rassemblés et conservés dans les ACR, ont été transférés aux archives des P.S.A. rue Violet à Paris. De même pour les principaux textes et écrits imprimés ou lithographiés du P. Pernet : Instructions de Notre Vénéré Père, 10 volumes ; Conférences de notre Vénéré Père, 3 volumes ; Fragments d’instructions de notre Vénéré Père (de 1869 à 1883) ; Commentaires des Constitutions PSA par notre Vénéré Père (de 1877 à 1896) ; Correspondance de nos Vénérés Fondateurs, 2 volumes.
J.P. Périer-Muzet, Notices Biographiques des Religieux de l’Assomption, t. IV, Rome 2001, pages 2407-2408.
Catholicisme, t. X, col. 1266-1267.
Il appartient au service des archives des PSA de réaliser, si cela lui agrée, une véritable Bibliographie PERNET-FAGE, actualisée, complète ou complétée, en complément aussi de la banque de données informatiques.
Lettre à la Dispersion, 1923, n° 49, pages 370-371 ; 1932, n° 427, pages 34-36 ; n° 429, pages 49-64 ; n° 430, pages 65-72 ; n° 432, pages 81-83 ; n° 441, pages 153-160. Le Pèlerin, 28 février 1932, n° 2866, page 163.
Polyeucte Guissard, dans Portraits Assomptionistes, pages 24-32.
Jérusalem (revue de la Bonne Presse), t. VIII (1931-1934), n° 166, mars-avril 1932, pages 237-242.
Padre Jose Maubon, notice biographique en espagnol, 1996 (plaquette).
J.P. Périer-Muzet, Notices Biographiques des Religieux de l’Assomption, t. III, Rome 2001, pages 2089-2090.
Du P. Joseph Maubon, Circulaires de vicaire général, 1918-1922, numérotées de 1 à 24.
A signaler une publication importante pour la Congrégation A.A. sous le vicariat du P. Joseph Maubon :
Collectanea, Recueil de tous les actes latins du Saint-Siège (Décrets, Indults, Brefs, Lettres autographes, Rescrits etc…) à destination de la Congrégation et de ses principales activités, depuis ses origines jusqu’en 1920, de façon à justifier le caractère établi et reconnu par Rome de son existence, avant même l’approbation définitive des Constitutions. Le titre exact et précis est : Collectanea litterarum apostolicarum, brevium, epistolarum, decretorum, indultorum, documentorum actorumque omnium Santae Sedis cum Congregatione Augustinianorum ab Assumptione rationem habentium, Romae, 1920 (MCMXX sic), Typographia Augustiniana, 422 pages. La préface écrite en français est datée du 15 août 1921. Les trois derniers documents sont curieusement de 1921. Cette période cruciale de l’histoire de la Congrégation a inspiré une étude critique documentée, déjà citée plus haut : Séverine BLENNER, L’approbation des Constitutions de l’Assomption par Rome : une mise au pas douloureuse (1850-1923), 2004, 20 pages dans Actes du Colloque The Religious Institutionis and the Roman Factor in Western Europe (1802-1917), Rome, 27-29 mai 2004.
L’intérim ouvert par le P. MAUBON à la fin de l’année 1917 correspond à une période difficile et même pénible pour la Congrégation. Premier assistant général, désigné ou confirmé par Rome comme vicaire général, le P. Joseph MAUBON à 69 ans reçoit sans détour la consigne d’aligner les Constitutions et la pratique législative de l’Institut selon les nouvelles directives édictées par le droit général, le Code de droit canonique publié en 1917. Et ceci préalablement à toute élection d’un successeur au P. BAILLY. Son mandat est donc placé sous tutelle. Les rencontres des membres de la curie avec le Pape ne laissent aucun doute sur la volonté réformatrice du Saint-Siège qui dénonce en termes crus le gouvernement de l’Assomption, assimilé à celui d’une camarilla, en plus trop français et trop concentré. Pour une Congrégation qui se présentait volontiers comme ultramontaine, donc obéissante et prévenante à l’égard des moindres désirs du Pape, le croyait et le faisait croire, le choc est dur ! La curie assomptionniste est complétée par ordre du Pape BENOÎT XV, pour relever les assistants défunts, Vincent de Paul BAILLY depuis 1912 et Joseph GERMER-DURAND depuis 1917. Ont été retenus les noms des PP. André JAUJOU , ancien secrétaire particulier de PICARD (59 ans en 1918), Ernest BAUDOUY , procureur (56 ans en 1917) auxquels s’ajoutent ceux des PP. Stéphane CHABOUD (61 ans en 1917) et Marie-Bernard HORGUES (50 ans en 1918).
Le malaise interne devient public avec la révélation de courriers clandestins échangés entre les partisans d’un changement radical. Le P. MAUBON se décide en 1922, non sans avoir hésité, à publier un type de cette correspondance MERKLEN interceptée dont le contenu n’offre pourtant rien d’équivoque sur les sentiments et les analyses des protagonistes. De plus, afin de légitimer la régularité canonique et historique de la Congrégation vis-à-vis du Saint-Siège et de mettre un terme aux doutes engendrés, la curie assomptionniste fait paraître un recueil de demandes, de permissions, d’indults et de faveurs obtenus par la Congrégation depuis ses origines, le fameux Collectanea.
N.B.R.A., t. III, pages 1505-1506. Marie-Bernard Horgues, religieux français (1868-1935).
La Congrégation perd son pouvoir d’autonomie en se voyant coiffée par un Président nommé au chapitre général de décembre 1921, ce dernier étant lui-même muté en commission consultative, ceci tantque les Constitutions n’auront pas été révisées et alignées sur les directives du Droit canonique. Rome dicte ses conditions : pas de Supérieur général à vie mais des mandats électifs, pas de 4ème vœu, pas de centralisation mais des provinces, un régime d’élection pour les chapitres et de consultation pour les nominations. Des formes d’atermoiement et de ‘résistance’ ont duré de 1918 à 1922. Le 14 janvier 1921, Rome a déjà imposé certaines de ses conditions : le nom reconnu devient celui de Pieuse Congrégation des Prêtres de l’Assomption, refusant en clair celui d’Augustins de l’Assomption ; l’habit des E.O.S.A. et leurs privilèges d’Ordre ont été aussi refusés aux A.A. En juin, les directives romaines ont été encore plus explicites : constituer des provinces, donner des Supérieurs avec des conseillers, établir des membres de droit et des membres élus pour les chapitres, fixer des mandats de charge limités : 6 ans pour les assistants et provinciaux, 3 ans pour les supérieurs locaux, tenir un nouveau chapitre à Rome dans les quatre mois à venir.
La pratique capitulaire de l’Assomption a été forte : Notre-Dame des Lumières (21-28 avril 1918) et Rome Ara Caeli, 8 décembre 1921-10 janvier 1922, chapitre dont les élections invalidées provoquent la mutation en commission facultative. Les décrets de Rome en 1923 imposent une restructuration en 4 provinces (trois en France, Bordeaux, Lyon et Paris ; et une dite belgo-batave pour la Belgique et les Pays-Bas) auxquelles sont rattachés des vicariats (Amérique du Sud, Orient, Amérique Nord et Angleterre).
Entre 1918 et 1923, la Congrégation a vécu sous le régime de l’attente. Toute fondation dans un nouveau pays est stoppée tandis qu’en France se poursuit le mouvement d’un retour discret . Les statistiques de la Congrégation, établies régulièrement, font état de 264 décès totalisés fin 1922 ; de 543 profès de chœur, de 51 convers et de 52 novices en avril 1918 ; de 530 profès, de 79 convers et de 39 novices au chapitre de 1922.
La Congrégation a décidé de lancer une revue d’animation spirituelle en faveur de l’unité des Eglises, sous le titre évocateur d’Union des Eglises (1922-1932), titre transformé par la suite en Unité de l’Eglise (1933-1937). Le P. Ernest BAUDOUY assure la direction de La Lettre à la Dispersion. La Bonne Presse sort 7 nouveaux titres entre 1919 et 1923.
En 1923, Rome fit enfin connaître son choix pour la tête de la Congrégation : P. Gervais QUENARD , un savoyard de 48 ans. Aucun nom des anciens responsables ne fut retenu : MAUBON se retira à Jérusalem, JAUJOU assura à Paris le lien ecclésiastique avec les Congrégations féminines de l’Assomption, BAUDOUY devint rédacteur du bulletin interne : Lettre à la Dispersion, HORGUES aumônier des P.S.A. passa à Paris au service des œuvres générales à la rue Camou. CHABOUD était décédé dès 1921.
Le P. Pierre TOUVENERAUD (1926-1979), en 1979, a déjà recensé un certain nombre de publications d’ordre historique sur la Congrégation des Assomptionnistes, liées à la vie du Fondateur. Nous lui empruntons sa liste (titres en italiques) en la complétant pour cette période déjà ancienne (titres en caractères droits). Il est évident qu’à partir de 1899 d’innombrables coupures de presse ont fait état en France de la Congrégation A.A. qui allait passer en procès : nous ne pouvons les détailler ici. Le P. Pierre écrivait en 1979, à la page 39 de sa Bibliographie d’Alzon : « Soit par des livres, soit par des brochures, les Religieux ont par eux-mêmes et par d’autres présenté au public leur Congrégation, fondée à Nîmes, le 25 décembre 1845. Pour les Oblates, nous renvoyons à la partie propre qui lui est réservée plus bas, en dernière partie.
Voici d’abord une liste d’ouvrages, de revues ou d’articles concernant les Religieux de l’Assomption :
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