L'Assomption : Les Assomptionnistes, les Oblates.
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
Le mandat unique du P. Paul CHARPENTIER , dans les conditions difficiles de l’aggiornamento conciliaire, coïncide avec l’aggravation des conditions ambiantes qui pèsent sur la vie ecclésiale en général et sur celle des congrégations religieuses apostoliques en particulier : la raréfaction des vocations entraîne la fermeture progressive de tous les alumnats ou leur transformation en collèges d’enseignement ouverts largement là où c’est possible ; scolasticats et noviciats se vident brutalement, tandis que fleurissent ça et là de petites communautés, en ville souvent, provisoires parfois et éphémères souvent, mais porteuses aussi de renouveau. La réorientation de nombreux religieux enseignants dans les structures paroissiales n’entraîne pas de déclic ou de sursaut vocationnel ; les œuvres propres à l’Institut se cherchent sans illusion un avenir en dehors de lui ; l’engagement missionnaire de la Congrégation se poursuit, mais sans aucune fondation nouvelle durant toute cette période. L’Institut amorce, à l’égal d’ailleurs de toutes les familles religieuses du même type, une décrue accélérée par de nombreux départs et un vieillissement inexorable de ses effectifs. L’épineuse affaire de Notre-Dame de France à Jérusalem qui se termina par une quasi spoliation, fut pour le P. CHARPENTIER un épisode particulièrement douloureux dans les relations de la Congrégation avec le Saint-Siège . La béatification de Mère MARIE-EUGENIE DE JESUS Milleret à Rome en février 1975 demeura néanmoins l’une des rares embellies d’un mandat qui, s’il ne fut pas écourté, ne fut pas renouvelé.
On doit à la Curie généralice de ces années 1969-1975 la création d’un bulletin de Congrégation : A.R.T. Informations , publié à partir de 1969 dans les quatre langues officielles de l’Institut, visant à faire circuler les nouvelles de la famille après l’interruption en 1964 de la Lettre à la Famille, bulletin imprimé non remplacé.
Dizionario degli Istituti di Perfezione, Roma, édit. Paoline, t. I (1974), col. 381-387 (article du P. Pierre TOUVENERAUD). Présentation construite de l’histoire des Augustins de l’Assomption avec leurs principaux acteurs et leurs principales réalisations à travers le temps.
Documents Assomption, n° spécial XII, Nécrologe 2006-2007, pages 102-104. Notices Biographiques, tome VI, à paraître.
La Croix, 30 mai, page 16.
A.T.L.P., mai 2007, n° 211, page 34.
La Croix, 30 avril 2007, page 24.
L’Assomption et ses Œuvres, 1969, n° 559, pages 2-3.
A.T.L.P., 1996, n° 124, page 12.
Vidéo ‘150 ans de l’Assomption’ (Rencontre de 5 Supérieurs généraux de l’Assomption, Auteuil, mars 2000). Les prises de vue de cette vidéo furent-elles jamais montées ?
Lettres aux Religieux (1970-1974, numérotation 1 à 11, versions en 4 langues ). Fiches Réflexion et recherche (1971-1974, numérotation 1 à 9, en quatre langues ).
Ce mandat unique d’une durée de six ans, et non plus de douze, donc court, est tout à fait singulier dans l’histoire de la Congrégation, mais on peut relever cependant que le P. Paul CHARPENTIER se trouvait en poste de responsabilité depuis 1957, comme Provincial de Paris, puis comme assistant enfin comme Supérieur général, élu le 29 mai 1969. Bien que court, ce mandat de six ans fut éprouvant pour lui, principalement pour des raisons externes comme il a déjà été relevé. L’Assomption fut conduite à lâcher nombre de ses œuvres traditionnelles (alumnats, collèges, noviciats, scolasticats , Instituts supérieurs ) et permettre à des religieux, disponibles mais assez mal préparés, à investir les champs larges d’un ministère plus généraliste, paroissial souvent, sans garantie de durée, sans possibilité réelle de recrutement pour la famille. Ce phénomène très généralisé conduisit inévitablement à la dissolution des grandes communautés, à une certaine perte d’identité et de visibilité sociale de l’Institut. Les statistiques accusent les phénomènes conjugués de vieillissement, de tassement des effectifs, puis de diminution accélérée en raison des décès et des départs comme du manque d’entrées. De 1969 à 1975, on ne compte pas moins de 139 décès supplémentaires pour arriver à un total cumulé de 995 défunts avec le P. Henri-Piet KIES (+ 28 mars 1975, dernier comptabilisé sous le mandat du P. Paul CHARPENTIER, le P. Hervé STEPHAN étant élu le 18 avril suivant).
Jusqu’à la Répartition de 1968, était présenté en finale un état de la Congrégation au premier janvier pour chaque année. En 1969, on ne publia pas de Répartition du tout et, à partir de 1970, ce livret annuel ne comporta plus les statistiques annuelles présentées au Saint-Siège, mais, à la place de l’exercice, la liste alphabétique des religieux. Cependant les statistiques trouvèrent place, entre 1969 et 1975, dans le bulletin ART Informations : ainsi pour 1971, n° 17, page 4 (total 1672 dont 1328 prêtres, 124 frères étudiants, 212 convers et 8 novices) ; pour 1973, n° 37, page 1 (total 1540 dont 1246 prêtres, 208 frères profès perpétuels, 75 sous le régime de la promesse, 11 novices) et au 1er janvier 1975 un total de 1450 dont 1206 prêtres, 193 frères profès, 51 frères sous le régime de la promesse et non comptabilisés 5 novices).
On observe aussi que de 1969 à 1975 l’Assomption n’enregistra aucune fondation nouvelle dans un pays, mais elle réussit à se maintenir dans les pays où elle était engagée. Les petites communautés ou foyers eurent une longévité assez réduite.
N.B.R.A., t. VI, à paraître en 2010. Documents Assomption n° XII Nécrologie 2006-2007, Rome, 2008, pages 102-104 . Paul Charpentier, religieux français (1914-2007).
Le détail des transactions est donné dans le Cahier du Bicentenaire n° 1, Tour du monde assomptionniste en 41 pays, page 153.
Cette création ne supprime pas l’ancien Bulletin Officiel de l’Assomption (B.O.A.), mais ce dernier, maintenu jusqu’en 1975, est imprimé seulement dans sa version française.
Pour le détail : n° 1 du 22 janvier 1970 aux Religieux ; n° 2 du 3 juillet 1970 aux Religieux du Congo ; n° 3 de Noël 1970 aux Religieux d’Amérique du Sud ; n° 4 de février 1971 aux Religieux d’Angleterre ; n° 5 de juin 1971 aux Religieux ; n° 6 du 14 septembre 1972 aux Religieux des provinces françaises ; n° 7 aux Religieux de la Province de Hollande ; n° 8 du 25 mars 1973 aux Religieux (50 années de notre histoire) ; n° 9 d’avril 1973 aux Religieux de la province d’Espagne ; n° 10 de mai 1974 aux Religieux (Marie dans notre vie) ; n° 11 du 10 septembre 1974 aux Religieux (Convocation du chapitre général de 1975). Toutes ces lettres sont courtes.
N° I de mars 1971 (Le Conseil de Congrégation de 1971) ; n° II de mars 1971 (La communauté locale apostolique) ; n° III de mars 1971 L’apostolat assomptionniste) ; n° IV de janvier 1972 (Le Conseil de Congrégation de 1972) ; n° V de janvier 1972 (Notre vie de prière personnelle et communautaire) ; n° VI de juin 1972 (Renouveau de la prière et Orientations pour le Conseil de Congrégation de 1973) ; n° VII de septembre 1973 (L’Assomption communauté internationale) ; n° VIII de février 1974 (Justice et Année Sainte) ; n° IX du 1er octobre 1974 (Notre pauvreté).
Significatives en ce sens les fermetures successives des scolasticats de Saint-Gérard Abbaye en Belgique, de Lormoy et de Layrac en France. Le vieil alumnat de Miribel-les-Echelles (Isère), ouvert en 1887, cesse ses activités en 1969, d’autres se sont préventivement orientés vers la formule des collèges d’enseignement général (Bure, Gosselies, Zepperen, Kapelle-op-den-Bos en Belgique ; Internat Sainte-Thérèse à Boxtel aux Pays-Bas, Cassadaga aux U.S.A.). Worcester aux U.S.A. ferme son unité vocationelle, le Prep School en 1970, quittant aussi les anciens murs de son collège historique sis à Greendale, avenue Mme Homer Gage, pour s’installer non loin de là sur le site d’un moderne campus (sur la Salisbury Street). Ces anciens grands bâtiments de congrégation sont de façon générale difficiles à vendre, le plus souvent à perte ; d’autres sont reconvertis en maisons de repos, comme en France Chanac (Lozère), Layrac (Lot-et-Garonne), puis Saint-Sigismond (Savoie). L’alumnat de Cannero en Italie comme l’internat de Mayen en Allemagne restent encore de nos jours des biens immobiliers invendus, sans solution d’avenir. L’ancien alumnat Sainte-Odile de Scherwiller (Bas-Rhin) attendit longtemps une solution de vente convenable que la commune ne laissa pas passer. Lormoy (Essonne) devint une honorable maison pour retraités fortunés, Miribel-les-Echelles (Isère) une annexe médicale de l’hôpital de Saint-Laurent du Pont ; l’alumnat de Clairmarais (Pas-de-Calais), devenu insalubre fut finalement rasé, tout comme le bâtiment de 1873 du premier alumnat de l’Assomption à Notre-Dame des Châteaux (Savoie). La résidence parisienne de la rue François Ier, entièrement reconstruite de 1980 à 1986, servira peut-être de local à une Auberge de Jeunesse. Etc… Une histoire immobilière de l’Assomption ne manquerait pas d’intérêt, mais son rédacteur ne devrait être rebuté ni par l’imprévu, ni par l’extraordinaire, ni par le merveilleux.
Le professeur Ludwik Biskupski fait paraître en 1971 sa thèse : L’Institut français d’Etudes byzantines et son activité scientifique et littéraire 1895-1980, Istanbul.
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