De l'Assomption indivise à l'Assomption des Provinces (1845-1952).
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
Après les décrets d’expulsion, le P. Picard doit quitter la France. La curie généralice garde tout de même un pied à Paris avec l’achat d’une maison rue Camou (qui sert également de résidence temporaire pour les religieux isolés), mais il est plus sûr qu’il soit hors de l’hexagone. Après avoir séjourné en Orient et en Belgique, il est un temps tenté de s’installer à San Remo dans la nouvelle maison créée pour accueillir les pères âgés. C’est finalement Rome qu’il rejoint en 1902, où il meurt le 16 avril 1903 après avoir désigné le P. Emmanuel Bailly comme Vicaire Général.

Eglise et maison de Kadiköy
Rythmée par les confiscations, spoliations, procès, expulsions, sécularisations fictives, cette fin de généralat est un temps d’épreuve pour l’Assomption. Bien involontairement, ce mouvement permettra à la congrégation de s’implanter à l’étranger, dans les pays frontaliers comme en Orient et en Amérique du Nord. Nous avons vu la croissance numérique. La Croix et le procès des Douze ont fait connaître son nom, même si ce n’est pas toujours positif ! Le commandement des troupes assuré par le général a demandé aux religieux une obéissance et une mobilité sans faille. Mais une telle organisation nécessitait un maître organisateur.
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