Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 9

De l'Assomption indivise à l'Assomption des Provinces (1845-1952).

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

 

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I. LE TEMPS DU FONDATEUR ET DE LA FONDATION : E. D'ALZON, 1845 – 1880


1 FONDATION ET STRUCTURES

Au cours de la nuit de Noël 1845, dans la salle du chapitre au collège de l'Assomption de Nîmes, six hommes célèbrent leur entrée en religion. L'abbé Emmanuel d'Alzon est accompagné de René-Eugène Cusse et des abbés François Surrel, Eugène Henri, Louis-Elphège Tissot et Charles Laurent. Ce qui n'est pour l'instant qu'un essai de vie religieuse marque la naissance d'une nouvelle congrégation. Désirant implanter un couvent de Carmélites dans sa ville de Nîmes, Emmanuel d'Alzon se retrouve propriétaire en 1843 (par l'intermédiaire de l'abbé Goubier) d'un établissement scolaire, la pension Vermot. Mais devant le refus des anciens maîtres de changer l'affectation du lieu, il se voit conforté dans l'idée de se lancer dans l'éducation. Le lieu devient en 1845 le collège de la Maison de l'Assomption.

Emmanuel d'Alzon (1810-1880).

D'une famille aristocrate, il naît au Vigan (Gard) le 30 août 1810. Ayant fréquenté les cercles catholiques de la capitale, disciple de Lammenais, il se tourne vers le sacerdoce et est ordonné prêtre à Rome le 26 décembre 1834. Vicaire général du diocèse de Nîmes de 1839 à 1878 sous 4 évêques différents, il dirige pendant plus de 40 ans Marie-Eugénie de Jésus, fondatrice des Religieuses de l'Assomption. Il fonde les Augustins de l'Assomption en 1845 et est élu supérieur général en 1852, charge qu'il conserve jusqu'à sa mort. Méridional de caractère, serviteur de l'Eglise, c'est un travailleur infatigable qui voit large, qui a voué toute sa vie au service de Dieu et à l'avènement de son Royaume. Il meurt le 21 novembre 1880 et est déclaré Vénérable le 21 décembre 1991.

 

 

 

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