De l'Assomption indivise à l'Assomption des Provinces (1845-1952).
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

Alumnat d’Elorrio
Le collège de Worcester s’agrandit encore. Le supérieur achète un vaste terrain de 40 acres et entreprend de bâtir de nouvelles ailes. L’argent manque, mais une souscription lancée en 1918 par la Fédération des Sociétés Catholiques Franco-Américaines permet de lever des fonds. De nombreuses quêtes viennent résorber la dette et rendent possibles les travaux d’agrandissement. En 1922, l’Ecole Supérieure est enfin terminée.

Collège de Worcester (photo non datée)
Le P. Marie-Clément Staub va rester le seul religieux présent au Canada. La maison-mère des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc ouvre à Bergerville (aujourd’hui Sillery) en 1918. Il y joue son rôle de fondateur et s’occupe de la formation des sœurs. Cela ne va pas sans difficulté, l’inspiratrice doit être renvoyée de la congrégation, et le P. Staub connaît quelques différends avec ses supérieurs, certains estimant que sa présence hors de toute communauté n’est pas canonique.
Le problème sera résolu et, en 1921, il achète un terrain contigu à celui des Sœurs. L’objectif est d’y installer un noviciat et une maison d’œuvre. Le noviciat sera inauguré en 1926. Le P. Staub souhaite y bâtir une basilique consacrée au Sacré Cœur, qui serait le Montmartre canadien. Mais les évêques canadiens sont peu favorables à une souscription, et le projet ne se réalisera pas.
Marie-Clément (Joseph) Staub (1876-1936) |
Joseph Staub voit le jour à Kaysersberg, en Alsace, le 2 juillet 1876 et prend l’habit à Livry en 1897. Après un doctorat de théologie obtenu à Rome, il exerce différentes responsabilités aux noviciats de Louvain et de Gempe, où il est le maître des novices des frères convers (1906-1909). Très spirituel, peu porté sur l’humour, il voue une piété très fervente au Sacré Cœur de Jésus. Il arrive au collège de Worcester en 1917, d’où il développera ses œuvres. Il meurt le 16 mai 1936. Sa cause a été introduite à Rome en 1981. |
Ces années difficiles marquent tout de même un ralentissement dans le développement de l’Assomption. Mais ce n’est qu’une pause, l’essor reprendra par la suite, sous l’impulsion du nouveau Supérieur général. Durant cette période, le nombre de religieux reste globalement stable : en 1918, on a 594 religieux et 52 novices, en 1922 on compte 609 religieux et 39 novices.
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