II.1. DES CULTURES ET DES CONTINENTS à EVANGELISER

Convictions

Le défi de la foi dans des cultures qui évoluent

29. Chacun trouve ses racines par sa naissance, son éducation, son appartenance à un peuple et à une Eglise. Mais aujourd'hui, le brassage des cultures et des populations est un fait.

Homme de son temps, l'Assomptionniste y trouve une chance et un défi, l'obligeant à toujours chercher une meilleure fécondation mutuelle de sa culture et de l'Evangile. L'inculturation est une tâche jamais terminée car la culture est une réalité vivante et complexe, même dans les sociétés occidentales o¨ la jeunesse, le métissage des peuples, la science et les technologies, les moyens de communication... évoluent sans cesse. Tout lieu, quel qu'il soit, exige une inculturation renouvelée du christianisme. Tout lieu devient lieu de mission. Et aucune culture ne peut prétendre dominer les autres.

Donner consistance aux continents

30. Pour nous, être catholiques, c'est aussi entrer en dialogue avec des personnes de nations différentes, donc de cultures différentes. Les continents s'affirment dans l'organisation du monde. Avec Jean-Paul II, l'Eglise leur a donné une nouvelle vigueur par la tenue de Synodes continentaux, actualisant dans la pensée de certains, les Patriarcats du premier millénaire. Nous sommes provoqués aujourd'hui à donner consistance aux continents par des initiatives appropriées.

La mission sans frontière

31. Pour nous, être catholiques, c'est entendre l'appel à la mission sans frontière, c'est-à-dire à la dimension mondiale de la mission, à "l'ailleurs" o¨ nous ne sommes pas, aux lieux o¨ l'avenir du monde se joue de façon spécifique et qui n'ont pas connu jusqu'à présent d'implantation assomptionniste. Se lancer dans de nouveaux "aréopages" ou dans de nouveaux secteurs géographiques ne peut se réaliser que par une collaboration plus intense au sein de l'Institut.

Communautés internationales

32. Pour nous, être catholiques, c'est aller jusqu'à faire, pour certains, l'expérience de l'internationalité en allant dans un pays différent du leur ou en vivant dans une communauté internationale. C'est une forme de témoignage pertinent et un creuset de fraternité universelle.

Exigences de l'internationalité

33. L'internationalité implique nécessairement une nouvelle mobilité de la part des religieux, une nouvelle flexibilité de la part des Provinces, une nouvelle conversion de la part de tous. Sa mise en œuvre oblige au dépassement des frontières de notre géographie et au changement de nos mentalités. Vivre en communauté internationale est toujours difficile.

34. L'internationalité devra garder le caractère propre de notre esprit apostolique:

Les fruits de l'internationalité

35. La réalisation de l'internationalité a une portée:

- sociale. Elle est un témoignage courageux face aux divisions, aux nationalismes, aux exclusions en tous genres qui affectent notre monde. Par son visage pluriethnique et pluri-culturel, la vie religieuse devient signe prophétique (cf. "Vita consecrata", 51). C'est la prise en compte positive de la mondialisation.

- ecclésiale. Elle est notre manière de vivre la catholicité, l'unité et la diversité, la communion et la réconciliation de l'Eglise du Christ. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare.

- spirituelle. Elle nous ouvre à une découverte du Christ et de la personne humaine qui nous stimule et nous enrichit. Elle nous appelle à mieux vivre le sens profond de l'Evangile et de notre vocation.

Une place de choix à l'Assomption

36. Dès son origine, l'Assomption s'est tournée vers des continents nouveaux et des secteurs d'activité inédits comme la presse, le cinéma et les œuvres populaires. C'est un trait permanent de son histoire. D'où l'importance d'encourager tout Assomptionniste à quitter son pays.

Aujourd'hui, l'Assomption est présente dans 26 pays. Elle continue son expérience d'internationalité dans des communautés de formation, des fondations, par le développement de l'œuvre internationale de Bayard Presse... Elle collabore avec les autres Congrégations de l'Assomption.

37. Le Chapitre se félicite des réalisations de collaboration interprovinciale en Amérique Latine. Il constate que la volonté des Supérieurs Majeurs concernés à trouver entre eux des solutions concrètes à leurs besoins a permis les réalisations suivantes : réunions des formateurs, des Supérieurs Majeurs, des Eveilleurs de vocations, des jeunes prêtres et diacres, des jeunes religieux en formation (CAFAL), etc. De plus, le noviciat au Chili et la nouvelle fondation à Riobamba attestent d'un engagement à l'échelle du continent.

38. Sans mésestimer ce qui se fait déjà ailleurs, l'itinéraire suivi par le continent latino-américain peut donner à réfléchir. Chaque continent, en tenant compte de la réalité qui est la sienne, se doit d'imaginer les collaborations interprovinciales utiles. Le désir réel des Supérieurs Majeurs concernés est gage de succès.

Recommandations:

39. Tout religieux doit se former à la rencontre interculturelle,

40. Poursuivre l'organisation de sessions continentales et internationales: sessions de formateurs, d'éveilleurs de vocations, de maîtres des novices...

41. Renforcer les fondations missionnaires internationales existantes.

42. Encourager de nouvelles fondations internationales,

43. Développer les communautés internationales de formation, comme Rome, Nairobi et le noviciat de Pomaire (Chili).

A Nairobi, un cycle de théologie accueille quatre nationalités de religieux en formation: Congolais, Kenyans, Tanzaniens et Malgaches. Etudes en anglais.

A Pomaire, le noviciat latino-américain accueille des novices de six pays. Langue espagnole.

A Rome, on met en œuvre le vœu du Conseil de Congrégation 1998: études spécialisées dans les diverses universités romaines. Langue italienne. Le Chapitre général souhaite que ce groupe soit structuré avec un responsable, et bien intégré dans la communauté.

44. En vue d'une meilleure évangélisation, intensifier ou mettre en route la collaboration des Provinces ou Régions sur chaque continent, principalement en Europe comme l'a déjà demandé le Chapitre général de 1993. Cette collaboration se fait sous des modalités différentes.

Actuellement, quand on parle d'Europe, l'Assomption est présente en Allemagne, Angleterre, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Roumanie, Russie, Turquie. Remarquons que certains de ces pays ne font pas partie de la Communauté Européenne.
L'Assomption organise déjà des rencontres de formateurs, d'éveilleurs de vocations, harmonise les activités d'été des jeunes.

45. Le Chapitre général demande aux Provinciaux d'Europe de se concerter pour que l'Assomption de ce continent organise notamment:

 

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 Page réalisée par D. Remiot

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