LA FORMATION INITIALE ET PERMANENTE

  1. Le Chapitre provincial prend acte de l’approbation de la nouvelle Ratio Institutionis par le Chapitre général. Il souligne ici quelques éléments plus spécifiques à la Province de France.

Constats

  1. L’internationalité de nos communautés s’est largement développée. En novembre 2004, parmi les quelque cinquante jeunes en formation, vingt-cinq sont originaires du Viêt-nam, huit de Roumanie, trois de Russie, un du Burkina-Faso, deux de Corée, trois de Madagascar, deux de la République démocratique du Congo. La Province de France accueille également trois jeunes prêtres chinois pour un temps de formation. L’accueil de ces frères expatriés a fortement mobilisé les communautés, les formateurs et les supérieurs de la Province. Il a représenté un investissement humain important.
  2. Cette internationalisation stimule et renouvelle nos communautés. Elle révèle aussi la fragilité de notre cadre de formation : les communautés de formation assurent en même temps une mission d’accueil et de discernement des vocations, les formateurs sont trop faibles en nombre et insuffisamment disponibles, les étapes de formation sont trop peu marquées.
  3. La commission de formation tient un rôle déterminant dans le processus de formation. Elle assume différentes tâches : supervision, relecture, aide aux instances provinciales, analyse des situations.

Convictions

  1. L’internationalisation de nos communautés est une grâce qui ouvre l’Assomption à des horizons culturels et ecclésiaux nouveaux. Elle peut également devenir un signe du Royaume dans le monde multiculturel où nos communautés sont insérées.
  2. Tout en étant conscients des limites de nos capacités d’accueil, nous sommes convaincus que l’hospitalité accordée à des frères expatriés élargit notre vision du monde et de l’Église, stimule notre créativité et dynamise notre vie religieuse. Cet accueil est aussi une chance pour les Églises locales qui nous envoient des jeunes et des prêtres pour un temps de formation. Elles bénéficieront en retour de la richesse du charisme de l’Assomption. L’insertion de communautés assomptionnistes dans des cultures nouvelles dévoilera des facettes inédites de notre charisme, à la faveur d’une inculturation réussie.
  3. La communauté locale est le lieu ordinaire de formation à l’esprit et à la mission de l’Assomption. Chaque religieux n’en reste pas moins le premier responsable de sa formation, et, quel que soit son âge, doit assumer sa part de responsabilité dans sa formation permanente. La Province de France continuera cependant à offrir des opportunités de formation (retraites, UEA) où la collaboration avec les laïcs sera privilégiée.
  4. À l’Assomption, la formation se veut globale et résolument humaine. Elle suppose donc une équipe de formation conséquente, des structures d’accompagnement réelles. Le suivi des jeunes religieux exige une véritable disponibilité de la part des formateurs de la Province. Cette exigence est renforcée par l’individualisation des parcours de formation et l’internationalisation croissante de nos communautés.

Recommandations

Formation et internationalité

  1. Le Chapitre demande que soit élaboré un plan de formation des formateurs pour accompagner l’internationalisation de nos communautés (formation à l’internationalité, expérience à l’étranger) et assurer les niveaux de formation nécessaires (maître des novices).
  2. Il demande également que soit élaboré un plan de formation en vue des prochaines fondations (Viêt-nam, notamment), en tenant compte des aptitudes des jeunes et des besoins de leur pays.
  3. Le Chapitre demande que les autorités provinciales veillent à intégrer progressivement les frères expatriés dans les instances d’animation et de gouvernement de la Province.

Formation initiale

  1. Les étapes de formation des jeunes religieux demandent à être davantage différenciées.
  2. L’Assomption confie la formation de ses jeunes religieux à des instituts extérieurs (séminaires, facultés de théologie). Le Chapitre demande que des temps spécifiques de formation soient proposés aux jeunes religieux pour favoriser une conscience commune et unifier des parcours très divers.
  3. Les instances provinciales veilleront à ce que les formateurs disposent effectivement du temps nécessaire à l’accomplissement de leur mission de formation.
  4. Le Chapitre rappelle la fécondité humaine et spirituelle d’expériences auprès des plus pauvres, mais aussi à l’étranger et dans le cadre d’œuvres ou de mouvements d’Église. Les formateurs veilleront à ce que les religieux puissent faire ces diverses expériences aux différents moments de leur parcours.

Formation permanente

  1. Le Chapitre demande que soit organisée une session ou une retraite permettant à l’ensemble des religieux de la Province de s’approprier la nouvelle Ratio Institutionis.
  2. Le Chapitre demande que soit nommé un responsable de la formation permanente qui aura pour mission d’établir un plan en la matière.
  3. Le Chapitre demande à la commission de formation de réfléchir aux possibilités d’associer les laïcs à la formation religieuse et apostolique des religieux.

 

 

 Page réalisée par D. Remiot
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