LE PROJET DE PROVINCE (2005-2011) : DES DÉFIS ET DES PROMESSES

    1. Le projet de Province s’adresse à chacun d’entre nous, aux communautés et à la Province en son gouvernement. « Fidèles à la volonté du Père, nous voulons être solidaires des plus petits pour qu’advienne un monde plus humain. Disciples du Christ, nous voulons annoncer une parole d’espérance et de salut pour que la vie l’emporte sur la mort. À l’écoute de l’Esprit, nous nous reconnaissons appelés à la communion dans l’amour afin que le monde croie que Jésus est l’envoyé du Père » (CG, § 6).

Une identité forgée dans l’histoire

      1. Notre identité assomptionniste est le fruit d’une longue histoire. Elle s’est façonnée par les réponses que nos frères aînés, dans la confiance et l’espérance, ont apportées aux défis du monde et de l’Église. Dans le passé, ces défis nous ont permis d’inventer de nouveaux chemins de mission. Ils ont engendré les traits du charisme assomptionniste rappelé par le Chapitre général : hommes de communion, proposant la foi et solidaires des pauvres. Ils ont stimulé notre capacité à travailler avec les congrégations féminines et les laïcs de l’Assomption en adoptant de nouveaux moyens d’évangélisation.
      2. Aujourd’hui, notre mission est à repréciser pour les six années à venir (2005-2011). Le projet de Province doit nous permettre d’accueillir les décisions provinciales, communautaires et personnelles qui nous attendent. En effet, il nous faut des critères de discernement pour vivre dans la paix les mutations et les déplacements pour les prochaines années.
      3. Notre projet se fonde sur la fidélité de Dieu à l’égard de notre Congrégation et sur l’espérance en l’avenir que Dieu nous confie. Ce que nous voulons faire sera nourri par ce que nous sommes. Ce projet de Province dit notre joie, notre fierté, notre chance d’être assomptionnistes aujourd’hui.

De nouveaux défis

      1. En 2005, notre histoire nous rend sensibles à des appels précis : des laïcs veulent partager notre vocation assomptionniste, des jeunes, venus de France ou d’ailleurs, frappent à nos portes, de jeunes Églises sollicitent notre soutien (Viêt-nam, Togo, Chine). Quant à la mission d’Orient, elle réclame un nouvel élan.
      2. Ces appels nous lancent un défi de formation et d’accompagnement. La diversité et la complexité culturelles de ces demandes sont de l’ordre du don pour le corps que nous formons mais elles révèlent également notre manque de formateurs. Elles manifestent les limites d’un corps vieillissant et en diminution, ainsi que les limites de nos communautés de plus en plus dispersées et parfois même essoufflées.
      3. Ces appels jaillissent du monde dont nous sommes : un monde instable et blessé par l’individualisme, par la violence et l’exclusion, inquiété par la confrontation et la concurrence de modèles économiques et culturels, traversé par des quêtes spirituelles de toutes sortes. L’ampleur et le nombre de ces appels dépassent nos forces. Mais notre passion du Royaume est plus forte. Elle nous pousse sur des chemins d’action et d’innovation. Notre projet de Province veut être le cadre qui permet à notre vie de témoigner d’un monde que Dieu crée, aime et sauve.
      4. Nous sommes convaincus que le moment est venu de nous mobiliser pour porter ensemble, chacun à sa manière et en fonction de ses possibilités, l’ambition de notre mission pour notre monde et notre Église : former une génération d’assomptionnistes fondateurs, vivre une véritable alliance avec les laïcs dans la grande famille de l’Assomption, réussir l’internationalisation de nos communautés et de toute la Province, inventer de nouvelles formes de solidarité.
      5. Ces défis sont autant de promesses de grâces pour la Province. Ce sont des chemins de conversion personnelle et communautaire qui suscitent des réponses vécues dans la foi et l’espérance au service du Royaume.

Quatre priorités

  1. Des chantiers s’ouvrent, d’autres se poursuivent et d’autres encore sont à consolider ou à réorienter. Voici quatre priorités. Elles sont des orientations à mettre en œuvre dans les six ans à venir. Elles requièrent réalisme et audace, modestie et confiance et soulèvent notre enthousiasme.

Afin que le monde croie que Jésus est l’envoyé du Père

      1. Les textes votés par le Chapitre indiquent des chemins concrets pour répondre à ces appels. Nous les accueillons comme de véritables voies de conversion au Christ qui est Vie, Vérité et Chemin pour que nous devenions davantage des hommes de communion, proposant la foi et solidaires des pauvres.

 

 Page réalisée par D. Remiot
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