L’AVENTURE MISSIONNAIRE
ASSOMPTIONNISTE

 

Et s’il est vrai que cette présence si attachante peut paraître bien dérisoire au regard des espoirs nourris par les Pères fondateurs, c’est sans doute parce que les temps ont changé, mais peut-être aussi, tout simplement, parce que les Bulgares ne sont pas vraiment un peuple enclin à la religion, comme les premiers missionnaires l’avaient d’ailleurs noté. Il reste que dans un monde qui se renouvelle constamment, la Bulgarie sera toujours la “Fille aînée de la Mission assomptionniste”.

Faculté des Lettres, Langues Alain Fleury et Sciences Humaines Université d’Orléans 10, rue de Tours 45072 Orléans cedex 2 France

CHARLES MONSCH, A.A.

La Fondation des Oblates de l’Assomption missionnaires en Bulgarie

C’est bien sous ce vocable que je vois les origines de la Congrégation des Oblates de l’Assomption. Quand nous jetons un coup d’oeil sur l’histoire de cette fondation, nous constatons que celle-ci est passée par diverses étapes, qui ont été autant d’essais plus ou moins réussis, jusqu’à l’étape décisive. Je vois en gros cinq étapes qui ont jalonné cette fondation.

  1. Il y eut d’abord, en 1854, un projet de fondation d’une branche d’Oblates qui serait venue se rattacher aux Religieuses de l’Assomption. C’était le projet de la Mère Marie-Eugénie de Jésus, fondatrice des Religieuses de l’Assomption. Le Père d’Alzon en fut le témoin, le confident.
  2. Les Pères d’Alzon et Galabert, ce dernier arrivé en Orient en 1862, conçurent le projet d’envoyer en Bulgarie les Religieuses de l’Assomption, spécialement pour les écoles des villes. C’était en 1864-1865, et ce projet ne trouva pas l’assentiment des Religieuses de l’Assomption.
  3. Le Père Galabert se rendit très vite compte que sa nouvelle mission avait besoin d’institutrices pour les écoles de Bulgarie. D’où les appels réitérés de ce religieux au Père d’Alzon, son supérieur. Cela se passait en 1863-64.
  4. En 1864, le Père d’Alzon fut sur le point de fonder la Congrégation des Oblates, avec une certaine Pauline, qui lui échappa des mains.
  5. Le Père d’Alzon put enfin recruter les six premières postulantes au noviciat de Notre-Dame de Bulgarie, à Rochebelle, près du Vigan, en mai 1865. Il fut aidé en cela par la Mère Marie-Eugénie de Jésus et deux de ses religieuses, qui furent successivement les premières maîtresses des novices des futures Oblates, dans les années 1865 à 1867. J’arrête mon exposé à l’année 1867, au moment où les cinq premières novices Oblates prononceront leurs voeux perpétuels, au lendemain des voeux perpétuels de la Mère Emmanuel-Marie de la Compassion Correnson.

 

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