L’AVENTURE MISSIONNAIRE
ASSOMPTIONNISTE

 

ARNO BURG, A.A.

L’Assomption au Liban

Enseignement et formation sacerdotale au Séminaire syrien-catholique de Charfé (1950-1958)

Le titre est un peu fanfaron. Il s’agit simplement d’une activité dans un séminaire oriental durant huit ans et à laquelle ont participé une dizaine d’Assomptionnistes néerlandais. Et pourtant, elle a eu, je crois, une certaine influence bénéfique dans l’Église Syrienne concernée et surtout elle a heureusement stimulé l’œuvre oecuménique assomptionniste aux Pays-Bas.

L’ASSOMPTION NÉERLANDAISE ET L’ORIENT1

D’abord quelques mots sur les circonstances qui ont permis cette fondation à partir d’un pays protestant. Dans la bonne tradition assomptionniste plusieurs religieux faisant encore partie de la province belgo-batave, s’intéressaient à la Mission d’Orient (comme on appelait à l’époque les activités unionistes en Proche-Orient)2. Une fois installés aux Pays-Bas en raison de la guerre (1940) les étudiants de la nouvelle maison d’études de Bergeijk manifestaient leurintérêt pour les Églises orientales. Les uns se vouaient à l’étude du russe, d’autres s’initiaient à l’histoire ou à la liturgie byzantine. 

1 Les lettres citées se trouvent aux Archives du Provincialat Assomptionniste à Boxtel (Pays-Bas) ou à Rome.

2 Le Supérieur Général, Gervais Quénard, stimulait étudiants et professeurs à la maison d’études de Louvain à s’orienter vers les études du protestantisme, car l’Orient n’est pas un sujet évident dans un pays calviniste. Et le Père d’Alzon n’avait-t-il pas voulu, au début de sa vie sacerdotale, se consacrer à la conversion des protestants ?

 

Webmestre: D. Remiot

Réalisation: Avenir Internet