L’AVENTURE MISSIONNAIRE
ASSOMPTIONNISTE

 

CLAUDE MARÉCHAL, A.A.

La mission assomptionniste de Corée : essai d’évaluation

Des années après une première démarche qui restera sans suite, en viendra une seconde qui aboutira à la fondation de la première communauté assomptionniste en Corée. La première partie de cet exposé retracera brièvement l'histoire de la fondation en privilégiant les acteurs, les motivations, les écueils, les modifications survenues. La deuxième partie s'attachera à l'histoire de cette petite communauté immergée dans un pays à la mentalité inconnue et à la langue difficile, trouvant peu à peu sa place dans une Église locale bien structurée, dynamique et plutôt accueillante, ne voyant pas surgir une relève autochtone comme on l'espérait, bénéficiant dès le début de l'appui des Oblates de l'Assomption, des Congrégations masculines plus anciennes dans le pays et de la bienveillance de l'évêque, affrontant de multiples difficultés sans que vienne pour autant le renfort régulièrement promis. Par delà les personnes et leur personnalité respective, cette fondation unique de son espèce ces derniers temps, éclaire l'histoire de la mission car elle oblige, sur une durée limitée, à poser des questions de fond.

I. PRÉHISTOIRE DE NOTRE PRÉSENCE EN CORÉE

Le premier document reliant Corée et Assomption est la lettre non datée d'un missionnaire écrivant de la mission catholique de Séoul (Corée) au Supérieur Général de l'époque pour lui proposer, avec l'assentiment de son évêque, de prendre en charge, sur le territoire dont il est chargé, “l'enseignement à tous les degrés : primaire, secondaire et supérieur”.

Il employa, reconnaît-il, la majeure partie de sa vie de missionnaire, à fonder deux écoles au centre du district qui lui avait été confié, écoles de plus de 550 élèves il y a deux ans, dans une chrétienté de 1200 âmes pour une population de 10 000 habitants qui ne comptait pas un seul chrétien en 1896.

 

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