L’AVENTURE MISSIONNAIRE
ASSOMPTIONNISTE

 

YVES GARON, A.A.

Les Assomptionnistes au Québec

Qu'est-ce qui a conduit les Assomptionnistes au Québec ? C'est à cette question que les quelques pages qui suivent veulent répondre. Pour cela, l'on fera d'abord un bref retour en arrière qui aidera à mieux comprendre le milieu religieux où voulait s'insérer l'Assomption.1

Le Canada fut d'abord possession française. Sous le Régime français (1608-1763), les seuls religieux qui y vinrent furent les Récollets en 1615 et les Jésuites en 1625. Y vinrent aussi trois congrégations de femmes : les Augustines et les Ursulines en 1639 et les Hospitalières de Saint-Joseph en 1659 ; deux congrégations féminines furent fondées à Montréal : la Congrégation de Notre-Dame, par sainte Marguerite Bourgeois en 1658, et les Sœurs de la Charité, parsainte Marguerite d'Youville en 1737. À la fin du Régime français, en 1763, il y avait 49 religieux et 204 religieuses, pour une population de 70.000 Blancs environ.

Sous le Régime anglais (depuis 1763), il fut d'abord interdit aux religieux de se recruter ; le dernier Jésuite meurt le 18 mars 1800 et le dernier clerc récollet, le 2 septembre 1813, mais les congrégations féminines furent tolérées à cause des services qu'elles rendaient.

Cependant, avec le temps et du fait des résistances et des pressions, l'attitude des maîtres anglais changea et les autorités religieuses, face aux immenses besoins spirituels du Québec, firent appel à des congrégations françaises. 

1 Pour cette monographie, j'ai utilisé : Les instituts de vie consacrée au Canada, Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa, 1980, 295 pp. ; Guy Laperrière, Les congrégations religieuses. De la France au Québec, 1880-1914, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, vol. I, 1996, 228 pp. et vol.II, 1999, 557 pp. ; et mon travail : Les Assomptionnistes au Canada, Sillery, 1997, 163 pp ; dont je reproduis de nombreuses pages.

 

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