L’AVENTURE MISSIONNAIRE
ASSOMPTIONNISTE

 

ÉTIENNE FOUILLOUX

Église Catholique Romaine et Chrétiens d’Orient (XIXe - XXe siècles)

Rome ne recommence vraiment à s’intéresser aux chrétiens d’Orient que vers le milieu du XIXe siècle, après une guerre de Crimée qui a manifesté le déclin des empires ottoman et russe (1854-1856). Elle a développé depuis en leur direction, de façon successive mais non sans chevauchements, trois comportements dont on a tenté naguère de dessiner les contours1. Il ne s’agit, précisons-le tout de suite, que d’idéal-types ou types idéaux dans le sens wébérien du terme, c’est-à-dire de constructions ou reconstructions conceptuelles prenant en compte les traits essentiels de ces comportements, sans prétendre décrire dans le détail leurs diverses manifestations.

Ce sont, dans l’ordre chronologique de leur apparition : la mission, l’unionisme et l’oecuménisme. Mais le retour à la liberté religieuse en Europe orientale après la chute du communisme, et la poussée concomitante de l’Islam au Proche et Moyen-Orient, ontouvert dans les relations de Rome avec les Églises et les chrétiens de ces régions une quatrième phase, difficile à caractériser parce que particulièrement complexe et parfois confuse2.

1 Étienne Fouilloux, “Un historien devant l’oecuménisme”, Irénikon, Chevetogne, 1980, 3, p. 314-330 (repris dans Au coeur du XXe siècle religieux, Paris, Éditions ouvrières, 1993, p. 47-61).

2 Les meilleures mises au point en français sur le sujet sont à chercher dans les volumes de l’Histoire du christianisme publiée par Desclée : tome 11, Libéralisme, industrialisation, expansion missionnaire (1830-1914), 1995, p. 731-849 (Constantin Simon et Catherine Mayeur-Jaouen) ; tome 12, Guerres mondiales ettotalitarismes (1914-1958), p. 743-831 (Étienne Fouilloux) ; tome 13, Crises et renouveau : de 1958 à nos jours, 2000, p. 427-508 (Kathy Rousselet et Catherine Mayeur-Jaouen).

 

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