Deux siècles d'Assomption,
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Les débuts de la mission d’Orient
Enseigne à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Elle est également rédactrice-en-chef de la Revue d'études comparatives Est-Ouest.
En 1862, sous l’impulsion de Pie IX, débute la mission des Assomptionnistes en Bulgarie. Pourtant la Bulgarie n’apparaît bientôt, pour le Père Emmanuel d’Alzon, que comme un « tremplin » vers la Russie. Dès le Concile Vatican I (1869-1870), le fondateur de la congrégation des Augustins de l’Assomption est « obsédé » 1 par ce pays. Dans son allocution de clôture du Chapitre général le 18 septembre 1873, il désigne la Russie comme champ d’apostolat. Trente ans plus tard, les Assomptionnistes y entreront et y resteront jusqu’à aujourd’hui, de façon presque continue, une grande partie de leur histoire étant liée à l’église Saint-Louis-des-Français de Moscou.
« L’Église a aujourd’hui trois grands ennemis : la Révolution, la Prusse et la Russie, et la Russie n’est pas le moins redoutable », affirmait le Père d’Alzon lors de ce même Chapitre général des Augustins de l’Assomption.
La Russie est, en effet, le lieu où se concentrent alors les dangers que la congrégation a pour mission de combattre : le « schisme », la progression de l’irréligion et l’esprit révolutionnaire.
* Je remercie très vivement le Père Charles Monsch pour son aide précieuse dès le début de ce travail etpour sa relecture attentive de ma contribution.
1. Terme employé par le Père Picard.
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